Désireux d’extraire du réel le mystère qui s’y cache, pour l’exhausser parfois jusqu’au mythe, la philofiction tente de dépasser la notion de réalisme en faisant intervenir le fantastique dans des récits qui prennent généralement pour toile de fond la vie quotidienne.
J'ai récemment posté sur votre blog, un bref commentaire de votre article "la faiblesse de la volonté". Je promettais par la mème occasion de revenir avec un certain nombre de questions.
a-La Notion grecque d'akrasia et le principe de Médée.
Personnellement, je trouve que le concept de faiblesse de la volonté (Davidson, Mortimore, Ogien, Elster...) est une hypothèse philosophique intéressante tentant de rendre compte du pb de l'akrasie (s'abstenir d'agir, ou agir à l'encontre, de son meilleur jugement) ou principe de Médée (principe selon lequel l'agent moral perd totalement le controle de lui-mème vaincu par la passion et agit contre sa croyance).Socrate-Platon, Aristote, Plutarque, Thomas, Spinoza, Bayle et Guyau ont investi philosophiquement la notion grecque d'akrasie.
b- La Faiblesse de (la) volonté: limites et repositionnement problématique.
Mais, toute proportion gardée,la faiblesse de la volonté est insuffisante, absolument, à rendre compte de l'akrasie:en effet, elle n'apporte pas d'esquisse de solution au pb fondamental, essentiel, que l'on peut formuler de la manière suivante:"comment, alors que le bien est inaccessible à la volonté, il y ait une concrétion du mal?"
c-L'hypothèse Léttoffé.
Vous donnez dans votre exposé quelques éléments complémentaires, proposez quelques pistes supplémentaires, empruntés à la tradition philosophique occidentale.Vous affirmez pour l'essentiel que chez l'akratès le "syllogisme pratique" est déréglé (c.f Aristote):
1)Par l'acte lui-mème qui tend à s'affranchir de la tutelle de la pensée, qui se désolidarise d'elle en se posant comme hétérogène à celle-ci (Guyau, Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction, Livre III chap.3)
2)Par le désir ou l'appétit, partie irrationelle de l'ame humaine, -voire par le plaisir et la passion-, qu'aucun principe moralisateur ne saurait ettouffer (Nietzsche;Aristote, Ethique à Nicomaque, Livre VII, Ethique à Eudème, Livre II à VIII).
Dès lors, la volonté morale (ou rationnelle) est affaiblie par le désir qui l'entrave, et par l'hétérogénéité de l'acte qui se désolidarise de son principe, la pensée.
d-Connaitre le bien , faire le mal: inaccessibilité du bien (à la volonté) et concrétion du mal.
Or, le pb peut se poser autrement, d'une tout autre manière.Agir à l'encontre de "sa croyance vraie et justifiée" càd contre son meilleur jugement délibérement ou volontairement, n'est-ce pas le fait de l'inaccesibilité à la volonté de l'agentde cette croyance mème, de cette norme éthique, de cette valeur morale ou de ce principe moral?(c.f.Derrida).Plus fondamentalement, connaitre le bien (le voir, l'apercevoir)et pourtant faire le mal, peut tout aussi s'expliquer par le fait que le sujet a la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien.Durant cet instant, dit "anéthique",vouloir le bien est à sa portée, mais non le pouvoir de faire le bien; mais non de l'accomplir.Puisque le bien qu'il veut, il ne le fait pas et le mal qu'il ne veut pas, il le fait.Au cours de cette "expérience anéthique", l'individu ne fait pas le bien qu'il veut, mais il fait le mal qu'il ne veut pas.Le sujet constate alors que quand bien mème il perçoit et connait le bien, c'est le mal qui est sa portée; c'est le mal dont la concrétion, l'accomplissement est possible.Il trouve donc cette loi gravée en lui:"quand il veut faire le bien, le mal est comme attaché à lui et l'entraine inexorablement, comme un bateau ivre".(c.f. "Epitres aux Romains", La Sainte Bible, 14-25).
Qu'en pensez-vous?Que vous inspire cette ébauche d'explication?Que vous suggère ce repositionnement problématique?
Les désirs et les pensées sont des pensées sont à la recherche des moyens à mettre en œuvre et mener à l'action. Ensuite, l'apogée et la recherche de nouvelles envies!
En fait,le texte sur la vie est inspiré de ma lecture récente de Michel Henry puis de mystique non-philosophique.
Il peut avoir l'allure d'une thèse sur la vie et la pensée mais je l'ai écris dans l'idée d'opérer une sorte de réduction de ce concept notamment pour le débarrasser des représentations mondaines qu'on lui accolle.
D'une façon générale ma démarche ne consiste pas à poser une thèse philosophique.Le travail présent est encore une tentative de passer du philosophique au non-philosophique si je puis dire.
D'ailleurs, il m'intéresserait de savoir comment les non-philosophes envisagent ce "passage".
Mais la pensée demande t’elle, nécessite t’elle la Vie ? Cette Vie de « l’Être-humain », qui ne partage le Vécu-sans-vie que parce qu’elle le pratique, s’y meut, s’en-meut ?
Répondre par l’affirmative, c’est ôter aux machines tout espoir de « pensée », c’est contredire Turing et son test. Mais c’est aussi ôter à l’Humain l’espoir d’être qu’autre que Mondain. C’est soutenir que l’Humain ne peut qu’être englué dans la « vie quotidienne » ou lui dénier d’être un Homme – puisque « l’Homme pense ! ».
J’étais qui j’étais, l’hiver de l’Homme ?
je prépare un mémoire sur le thème de l"'amoralité et immoralité chez guyau et aristote:une herméneutique du sujet anéthique"; et votre article m'a grandement servi.Je le cite et le commente longument. Il dénote d'une forte teneur scientifique, d'une maitrise et d'un usage serieux et rigoureux des concepts philosophiques ainsi que de la penseé du disciple de platon aussi bien que de l'article de davidsdon.ce qui est d'autant plus remarquable, c'est l'absence de tout anachronisme et l'inenchevètrement des deux conceptions, poutant très voisines de la faiblesse de la volonté.En spécialiste de la discipline comme vous, je me laisse le droit de vous envoyer quelques critiques ultérieurement (sourires). Bien à vous...
bonjour,ça fait plaisir de trouver votre adresse mail psq je suis rassuré que je vais parler aquelqu'un peut etre vous pouvez m'aidez a trouvez une solution j'espere ça.ben moi c nabil,je suis tunisien né a nice en france et mes parents m'ont fait rentreé chez moi a l'age de 2 ans a peu pres,la verité que je suis revenu en france clandistinement un peu agé 23ans,alors que le moment ou je suis en france j'ai decidé d'aller a la mairie ou je suis né et j'ai reçu mes actes de naissance français,alors j'aimerai savoir pourquoi les français ne veulent pas me donner mon droit de faire mes demarches tantque j'ai le droit de sol?franchement j'aimerai bien quelqu'un qui m'aide a touver 1 solution.merci
Monsieur,
je ne sais plus comment je suis arrivé ici. J'essaie d'y envoyer quelque personne.
Vos textes me font un peu penser à la grande époque des textes expériementaux de François Laruelle dans "La décision philosophique".
C'est agréable