Futur

12.03.08

Permalink 17:08:18, par Létoffé Sylvain Email , 402 mots, 50 vues   French (FR)
Catégories: Général, Fragments métaphysiques et agonistiques, journal 2007-2008

Futur

Il est difficile de penser au futur. Nombreux seront ceux qui diront qu’il s’annonce comme incertain, et ils n’auront pas tort. Nous savons grossièrement à quoi nous attendre, mais, je ne saches que nous n’avons pas encore de solutions quoi qu’en disent certains (ah le fameux moteur à hydrogène, comme si cela suffit pour tout régler). Nous savons donc quoi faire maintenant, nous savons donc à quoi employer notre temps maintenant: créer et inventer des solutions pour le futur. Les sujets sont nombreux et il est nécessaire de les travailler bien, avec rigueur et sérieux, ce qui ne veut pas forcément dire sans humour. L’enjeux est lui-même sérieux et il n’est point besoin de le rappeler ici.
Mais ce n’est pas tout. Il faut s’occuper de ces questions. Les solutions n’existent pas toutes faites. Il n’y a pas de rayon « solutions » dans les supermarchés. Les solutions ne sont pas des produits de consommation, c’est pourquoi nous pouvons tous y réfléchir. Il faut rappeler qu’il faut même se méfier des philosophiques solutions,et qu’il nous faut méditer la théorie de la solution.

En vrac:

S’abstenir de réfléchir sous prétexte que d’autres réfléchissent aux solutions n’est pas une solution, n’est pas une issue. C’est la leçon kantienne que nous pouvons trouver dans ce texte magnifique: « qu’est-ce que les lumières? ».
Il ne suffit pas de décider de vivre à la mode bio pour régler les problèmes dits environnementaux.
Il y a une sorte d’idéalisme dans cette façon qui consiste à penser que l’interdisciplinarité permet de régler les problèmes. Il faut beaucoup de travail solitaire. Les réunions sont souvent des pertes de temps. Il faut méditer cette déception liée à la vie collective et son travail.
Les vicissitudes de la recherche sont nombreuses: la déception évoquée ci-dessus, le découragement. Les obstacles aussi: le sentiment d’incompétence, le sentiment de compétence. Les distractions sont nombreuses: risque d’oublier que les problèmes n’ont pour l’heure aucune véritable solution. Il y a un véritable problème de la distraction en société du spectacle qui est aussi une société d’abruptissement.
Merde au stalinisme où qu’il soit.
Ne pas sous-estimer les petits et grands hasards, ne pas sous estimer le cerveau (voir la pansémiotique).

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