Les problèmes politiques. Il faut les énoncer. Mais cela ne suffit pas. Encore faut-il que la manière dont ils sont énoncés soit satisfaisante. Reste à savoir quand leur énonciation l’est. Les candidats de toutes obédiences énoncent les problèmes en termes génériques avec des grandes catégories: problème de l’emploi, problème du logement, problème des vieux, problème des jeunes, problème de l’environnement etc. Plus rarement ils proposent une pensée qui permette l’intelligence de tous ces problèmes ensemble. Ils proposent des mesures ponctuelles à chacun de ces départements politiques et on devrait se demander qui a effectué ce découpage et comment ce découpage est possible.
Ils proposent des mesures, mais avant de proposer des mesures, comme par exemple, pour les vieux, créer de nouvelles maisons de retraites pour les vieux qui vont mal, pourraient-ils nous expliquer pourquoi les vieux vont mal. Ils nous diront que c’est peut-être dans l’ordre des choses d’aller mal et être vieux, mais cette explication simpliste ne me sied. Je me demande si à force d’être coupés du monde ils ne finissent pas par se sentir un peu seul, se sentant un peu seul finissent par angoisser, finissant par angoisser finissent par devenir malade. Pourquoi les vieux se retrouvent seuls? En voilà une vrai question politique. Plus pertinente à mon sens que celle-ci: comment parquer les vieux qui sont malades. Mais ce n’est pas suffisant. On ne peut se contenter de poser la question. Il faut certes répondre, mais pour cela il faudrait les interroger, le leur demander, ainsi de ce qu’ils pensent des maisons de retraite et des personnels médicaux, des familles qu’ils ont élevées et touti quanti.Et ceci n’est pas tout, ce n’est pas suffisant, il y aurait tant de choses à faire et à leur demander.
Il en va de même des questions liées à l’environnement: il y a des mesures qui sont proposées, par exemple réduire la consommation d’énergie ou réduire les déperditions d’énergie à l’intérieur des appartements, bref isoler. Il faut mieux isoler les bâtiments. Pour éviter de consommer trop d’énergie. Apparamment on s’arrête à la mesure qui est sensée nous sauver. Mais est-ce bien suffisant?
On peut évaluer les candidats à partir de cette question: quand s’arrêtent-ils? A quel moment ils estiment que leur raisonnement doit s’arrêter. Ils semblent trop souvent s’arrêter bien vite. “Assez pensé! Action". Il n’est pas étonnant qu’après l’action soit désastreuse.
Cet article n'a pas de Commentaires/Pingbacks pour le moment...
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| << < | > >> | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |