Archives pour: Février 2008

25.02.08

Permalink 16:34:31, par Létoffé Sylvain Email , 743 mots, 103 vues   French (FR)
Catégories: Général

Démocratie et anti-démocratie

1. Il y a un usage démocratique de la pensée-Monde qui est un usage non-philosophique.
a. L’usage démocratique de la pensée-Monde a pour dernière instance l’homme qui le détermine. Dit autrement : le réel détermine en dernière instance un usage démocratique de la pensée-Monde, plus particulièrement un usage démocratique de la politique-Monde.
b. Cet usage démocratique de la politique-Monde et de la pensée-Monde dit explicitement qu’il est déterminé en dernière instance par un réel que cette théorie n’hallucine plus.
c. La dernière instance n’est pas un privilège des non-philosophes.

2. Il y a un usage anti-démocratique de la pensée-Monde qui est un usage philosophique.

a. L’usage anti-démocratique de la politique-Monde commence par une hallucination du Réel.
b. Le sujet de cette opération commence par estimer qu’il a accès privilégié au réel mais en même temps se garde bien de le dire. Pire, il n’aperçoit pas ce geste qu’il pratique.
c. Il ne dira jamais que l’usage de philosophie qu’il pratique est déterminé en dernière instance.
d. Il sera enclin à penser que ceux qui parlent de dernière instance se pensent être les seuls détenteurs de cette dernière instance, ce qui est une erreur.
e. Il n’est pas possible de penser en même temps dernière instance et détenteur privilégiés d’icelle.
f. Il n’y a pas de détenteur privilégié d’icelle.`
g. La raison est un privilège que s’octroient les philosophes, ceux qui usent de manière philosophique de la politique-Monde. Et cela nécessairement.

3. Celui qui fait usage philosophique de la pensée-Monde s’octroie des privilèges.

a. Cette manière de s’octroyer des privilèges est subtile, voilà pourquoi ce sujet ne l’aperçoit pas. Il n’aperçoit pas les subtiles opérations d’octroi qu’il pratique. En quoi consiste son hallucination.
b. Nous le faisons tous. Nous nous octroyons des privilèges dans notre usage de la pensée-monde et nous ne voulons pas l’admettre tant que nous n’avons pas aperçu chez nous ce geste subtile.
c. Il nous faut user autrement de la philosophie, de la politique-philosophique, de la philosophie politique.
d. C’est aussi pourquoi il ne faut surtout plus faire un usage spontanément philosophique de tolérance, de ce philosophème.
e. Démocratie et tolérance vont ensemble. Les décisions philosophiques disent que la démocratie implique la tolérance, tout au moins une certaine tolérance. Mais les décisions philosophiques quantifient la tolérance et parlent assez facilement de seuil. Qui dit seuil dit quantification de la tolérance.
f. On comptabilisera bientôt la tolérance des sujets.
g. Le tolérant est démocrate. Le démocrate est tolérant. L’anti-démocrate tolérant tolère les démocrates. Les démocrates sont tolérés. Les démocrates sont rares.
h. Philosophes, nous résistons à la démocratie.

4. Le réaliciste pense guetter le réel plutôt qu’un autre, mieux qu’un autre, il pense scruter le réel, fouiller dans le réel mieux qu’un autre, expérimenter le réel mieux qu’un autre, c’est son racisme, et il est subtile sont racisme
a. Le réaliciste pense être de la race de ceux qui scrutent le réel mieux que les autres, il n’entend pas la notion de dernière instance.
5. Le Réel ne se scrute pas, ne se fouille pas, ne se piste pas, ne se contemple pas.
a. Le Réel ne se scrute pas lui-même, ne se fouille pas lui-même, ne se retourne pas sur soi, ne s’enveloppe pas non plus sur lui-même, il ne fait pas de plis.
b. Il y a plus de vraisemblance à dire que c’est la philosophie qui se plie, qui se fouille elle-même, qui s’enveloppe, qui se hiérarchise.
c. Il nous faut une analytique transcendantale de la décision philosophique plutôt que de l’homme.
d. L’homme ne s’analyse pas - ni ne s’analyse lui-même. Ce qui ne nous empêche pas de faire de l’analytique-fiction.

22.02.08

Permalink 20:05:13, par Létoffé Sylvain Email , 464 mots, 118 vues   French (FR)
Catégories: Général, Pensées en cours de traitement, Fragments métaphysiques et agonistiques

Manipulation d'opinion publique.

Opinion-publique comme philosophème

Voilà un vocable en vogue dans la politique-Monde. Un vocable qu’il convient de traiter. Ce traitement est une sorte de manipulation. C’est la manipulation théorique de manipulation-d’opinion-publique. Autant encore préciser ici que nous pratiquons la philo-fiction. Ce sera une pensée en court de traitement. Ce traitement ne prétend à aucune exhaustivité, naturellement.

1.Il y en a pour qui: opinion publique=peuple. Penser que peuple est un étant qui est manipulable. Manipuler opinion publique=manipuler le peuple lui-même. Le peuple entendu comme conglomérat d’opinions diverses et variées à la limite du fouillis, qu’il convient de manipuler avec doigté. Le peuple, c’est de l’opinion. Trépaner le peuple: lui extraire certaines opinions. Lui bourrer le crâne de formules à l’emporte pièce. Telles sont les opérations de cette chirurgie doxique/toxique.
2.Traitement du il y en a pour qui. Il y en a dans la société pour qui. Introduire une opinion et ses tenants, les tenants de cette opinion. Qui sont ces gens dans la société pour qui le peuple ça se manipule puisqu’il opine le peuple. Le malheur c’est que le peuple opine du chef. Il faut penser que le peuple opine pour le sonder, pour faire des sondages et que ces sondages d’opinions reflètent les opinions du peuple, de tout le peuple. Il faut penser en plus que cela se décompte, des opinions. Il faut penser beaucoup de chose pour en faire un rendu et dire que c’est du fidèle à l’opinion de peuple. Ce que pense peuple je vais vous le dire grâce à ma fabuleuse méthode de sondage. Mais pourquoi dire au peuple ce qu’il sait déjà où ce que prétenduement il est sensé savoir de l’avoir opiné lui-même. Le peuple s’en fiche de savoir ce qu’il opine. Lui dire: le peuple pense en majorité que…. mais il le sait déjà…
3.Opinion publique implique la notion de peuple. Cela est corrélatif de la notion de peuple. Cela, dans ce discours, est agencé avec peuple. Peuple et opiumnon. Opinion du peuple. La peuplade pense. Peuple: notion surdéterminée philosophiquement. Le peuple de la politique-monde est un animal surdéterminé. Il y a des décisions philosophiques à propos du philosophème peuple. Peuple, dans ces décisions peut être mis en rapport avec opinion. Un peuple, ça opine. L’opinion ça se manipule. Donc le peuple ça se manipule. Voilà un jugement philosophique susceptible d’être obtenu à partir de la combinaison des termes. Quant à connaître l’élément ou l’opérateur de la manipulation, les décisions philosophiques sont nombreuses et invoquent des personnages conceptuels genre le dictateur.
4.Tout cela ne sont que formules en vrac qu’il conviendra de développer plus avant.

20.02.08

Permalink 19:03:21, par Létoffé Sylvain Email , 432 mots, 111 vues   French (FR)
Catégories: Fragments métaphysiques et agonistiques, Conjoncture, journal 2007-2008

l'assistance (1)

Il y a une conjoncture de l’assistance, avec notamment le thème juridique de la non-assistance à personnes en danger, dont ne se seraient avérées coupables que quelques milliers de personnes ( je ne connais pas les statistiques sur le sujet). Suivant cette conjoncture, nous pourrions très bien dire qu’une société s’est entièrement rendue coupable de non-assistance à personnes en danger. Ce serait une chose qu’il serait possible de dire. Ce serait une parole de constat ou de dénonciation. Mais bien évidemment, cela ne serait pas suffisant. Il ne serait pas suffisant de dire cela. Reste la question de savoir quand cela est suffisant. Plus exactement, quand, concernant cette conjoncture, la conjoncture de l’assistance estime suffisant de penser ce qu’elle pense. Quand elle semble dire : nous en avons assez dit sur le sujet, la discussion est clause. Pour être précis : nous pouvons chercher dans le discours sur l’assistance et les théories philosophiques traitant de ce thème, le point où elles s’arrêtent. Et en plus précis : nous ne voulons pas faire usage de la conjoncture de manière naïve et spontanée. La non-philosophie nous apprend que l’usage de la philosophie, donc aussi de la conjoncture de l’assistance, leur usage naïf et spontané sont nécessairement des usages autoritaires.

Liste de questions en vrac (qui sont celles que pose la conjoncture et auxquelles elle pense très souvent pouvoir répondre).

Qui est la personne en danger ? Qui dit que la personne en danger mérite d’être assistée plutôt qu’une personne qui n’est pas en danger ? Quand une personne est-elle vraiment en danger ? Qui décidera de l’intervention adéquate ? Qui intervient ? Qu’est-ce qu’une intervention ? Quelle est la décision d’intervention ? Qui assiste ? Comment assister ? Qu’est-ce qu’une assistance en danger ? Qui se met en danger ? Qui va droit au danger ? Pourquoi y-a-t-il du danger plutôt que rien ? Qui met en danger les personnes ? Qui met en danger l’intégrité des personnes ? Qui sort du danger les personnes ? Est-il rentable de mettre en danger les personnes ? Est-il rentable de sortir du danger les personnes ?

Deux remarques :

· Il faut exacerber le questionnaire quitte à poser les questions les plus acerbes.
· Il ne faut plus se sentir obligé de répondre dans l’élément de croyance que contractent ces questions. Comment nous nous faisons avoir.
· Dernière remarque : cela ne nous empêche pas de répondre, et d’examiner les réponses.

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