« Si je me suis trompé, en disant : je t’aime, je préfère avoir dit : je t’aime.
On ne me fera pas envier celui qui a eu raison sans aimer. »
Ph. Léotard, Pas un jour sans une ligne
« Manquer cruellement d’amour
Désirer ardemment aimer
Mais s’en révéler incapable.”
S. Lesueur, Chaque jour est une ligne
Il pleut l’humain
A mon coeur machinal, je ferais un signe en rien semblable
une allure presque traumagique
fut il écart ton sourire au départ ?
un jour de stries improblable fut il départ ton regard ?
(je) rejette la vue comme le voir,
le large et la nuit terre
rive carnée contre nuit décharnée
accomplie (cru)elle promesse
Par Etienne Brouzes, lundi 14 mai 2007.
- et nous errions, nourris du vin des cavernes et du biscuit de la route,
moi pressé de trouver le lieu et la formule -
A. Rimbaud
[1] Nous, les non-philosophes, ne serions que de fidèles groupies ?
Nous offrant, philosophes, au Logos qui donne le Monde. Toujours en quête d’une nouvelle aventure en coulisse avec un Réel forclos, à jamais inaccessible.
[2] L’expérience en devient toxicomaniaque et la foi en ce Monde garantie de nos illusions. La ruse se tient dans le rituel où la communion des Sujets est célébrée à chaque recommencement.
[3] L’adoration sans bornes du Monde, c’est-à-dire la Philosophie, n’étouffe pas le cri (de) Solitude qui s’élève, qui sous-vient. Les spectres hantent le Désert ou Dédale comme autant de témoins fascinés sinon ensorcelés par l’effondrement cyclique de la pensée.
[4] L’Homme, pris d’effroi, habite à la limite du Monde.
Ses hallucinations se renouvellent éternellement, oscillant entre le besoin de toucher son désir et le désir d’émouvoir l’univers, au gré de sa consommation.
[5] Le désir fantasmatique de remplir la substance des objets du Monde, l’a-diction toujours différente, n’a ni début ni fin. À chaque (à) propos, chaque pulsion, chaque occasion de jouir, émerge le cri de surprise du Clandestin : « et ça recommence ! ».
[6] Ce sempiternel flirt qui ne cherche qu’à émouvoir son néant n’aura de cure, fût-ce dans la parole. Impossible de rompre l’a-diction jouissive, sauf à (se) savoir – dict (du) Joui – séparé. Ni inter-dit ni semblant : on se réjouira de ne pas seulement faire parler le symptôme.
[7] Notre eschatologie ne pourra qu’avoir la forme de la fiction, de la dérivation (du) Réel. La mise-en-je(u) radicale des perdus qui errent dans ce Monde sans être de ce Monde.
Par Etienne Brouzes, lundi 16 avril 2007.
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| << < | Courant | > >> | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 |
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 |
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |