Archives pour: Juin 2007

28.06.07

Permalink 06:11:06, par Létoffé Sylvain Email , 1906 mots, 153 vues   French (FR)
Catégories: Général

Philo-fiction : non-philosophie, Ethique de la discussion et Schizo-analyse

Voici la première partie d’un texte écrit dans un cadre universitaire.
Il concerne notre conjoncture, que nous nous apprêtons à traiter elle aussi.

Sylvain Létoffé

Philo-fiction : non-philosophie, éthique de la discussion et schizo-analyse

Dans ce travail, je voudrais tracer l’ébauche d’un traitement théorique comprenant les pensées de Deleuze/Guattari et Habermas. Il s’agit de proposer ici, plutôt qu’un schéma de leurs éventuels antagonismes, un travail de philo-fiction, thème principalement abordé et construit par François Laruelle. D’où peut-être l’esquisse d’un traitement non-philosophique des deux dispositifs contemporains ci-dessus précités. Cette philo-fiction, comme opération théorique, aurait pour but de montrer comment les théories de Deleuze/Guattari et Habermas peuvent être conjointes dans un dispositif où elles trouvent toutes deux le statut de matériau de pensée, et comme matériau, subissent un certain nombre d’opérations. Subir des opérations, ce vocabulaire peut laisser entendre que nos théories seront passablement défigurées par le traitement en cours, traitement qui peut faire penser à une déconstruction. Elles le seront peut-être, mais dans un cadre expérimental, l’évolution du matériau nous aidant à en révéler la structure. Tout laisse penser que nous approchons d’un travail de la pensée proche de la dialectique, d’où doit sortir une vérité peut-être plus aboutie que les deux positions initiales que nous prenions pour point de départ. Mais dans la visée non-philosophique qui est la nôtre, il est préférable d’avancer le terme de dualyse, plutôt que celui de dialectique. Philo-fiction et dualyse, seront les deux termes clefs de ce travail.
Pourquoi Deleuze/ Guattari et Habermas ? Nous les traiterons ensemble dans la mesure où tous deux avancent au moins un concept de l’expérience : l’expérience schizophrénique pour les uns, l’expérience communicationnelle pour l’autre. On peut déjà même entendre la possibilité théorique d’une expérience schizophrénique de la discussion. Sans entrer tout de suite dans ce cas de figure, on peut déjà dire qu’ayant traité d’une expérience, ces penseurs nous enjoignent de la faire. A cet égard, le cas de Deleuze et Guattari semble d’un premier abord plus problématique que celui d’Habermas : l’expérience schizophrénique. On rappellera ici brièvement que dans ce contexte d’idées, l’expérience en question est celle de tout processus de production, et que la visée des philosophes dits du désir consistait, notamment, à indiquer les moyens d’éviter, dans le cours de l’expérience dudit processus de production ( que nous sommes tous, pour eux), l’effondrement qu’il peut rencontrer par moment, dont le symbole est peut-être le schizophrène. Pour ce qui est d’Habermas, les risques rencontrés pour l’expérience discursive qu’il propose semblent moindre ; ils semblent moins effleurer la folie. Notre objet n’est point de comparer puis de proposer au final ce qu’il convient de choisir, l’expérience de la schizophrénie ou la discussion. Conjoindre les deux pensées, peut montrer qu’une fusion est possible. Mais la fusion n’indique pas qu’on va, à nouveau être en mesure de supplanter les deux positions initiales ; les supplanter ou les dépasser. On peut déjà tenter d’esquisser une série de textes où cette fusion est à l’œuvre, tout en se gardant de proposer une troisième position philosophique. Ce qui est en question, alors, c’est la nécessité d’expliquer les décisions qu’au terme de cette forme d’écriture nous aurons prises, pour montrer peut-être qu’à l’égard du réel, cette-fois-ci, qui n’est plus entendu de manière philosophique, c’est-à-dire décidé, la décision constitue une prétention sur (lui), et qu’à cet égard, elle constitue une illusion.
Autre fait important à noter : il est notable que les deux postures initiales sont aussi des propositions politiques. Elles sont des positions politiques dont les adversaires se connaissent, ou commencent à se connaître. Deleuze/Guattari, par certains partisans d’Habermas, se voient même endosser le qualificatif peu enviable de « néofascistes ». Quoiqu’il en soit, ici, il ne s’agit plus de défendre l’un contre l’autre, la schizo-analyse contre l’éthique de la discussion, mais de les prendre identiquement au sérieux, voire très au sérieux, pour un travail de la pensée qui à l’heure actuelle ressort pour une part encore, de la marge philosophique, celui de la philo-fiction. On dira dans un premier temps que la philo-fiction est une mise en rapport de deux pensées distinctes. Comme mise en rapport, elle, s’explique comme résultant d’une machinerie philosophique. La machine philosophique est chargée de mettre en rapport les deux théories, pour produire autre chose (thème de la schizo-analyse). Mais qui est la machine philosophique ? C’est à cette question que nous devrons répondre nécessairement, et à celle-ci nous répondrons certainement qu’il ne s’agit pas de l’Humain. Il est peut-être le nom d’un anthropoïde, d’un modèle philosophique humain qui doit avoir son corrélat dans l’éthique de la discussion, mais certainement pas de l’Identité qu’(est) l’Humain.
Une remarque importante doit ici être établie : nous présentons ici des ébauches de textes expérimentaux, et comme tels ils comportent des formulations susceptibles de n’être point reçues habituellement du point de vue d’une certaine norme. Nous expliquons en conclusion l’intérêts d’avoir utilisé ces textes dont certains contiennent des formules provocantes, et qui le moins qu’on puisse dire, font plutôt penser à des dérapages.

I. Philo-fictions.

A.1ère ESQUISSE DE PHILO-FICTION:

« Le monde vécu. Le système. L’homme. (II)
Ou comment on « déterritorialise » Habermas.
Ou variations Habermas. Mais aussi comment on « déterritorialise » Deleuze et Guattari.

Habermas : P 64 de la Théorie de l’agir communicationnel chez Fayard.

· « Nous qui appartenons à un monde vécu moderne sommes déconcertés de ne pas pouvoir ou avec insuffisamment de précision, pratiquer dans un monde interprété par le mythe certaines différenciations fondamentales pour notre compréhension du monde. »

· Simplification : Nous qui appartenons à un monde vécu moderne sommes déconcertés de ne pas pouvoir pratiquer certaines différenciations pour notre compréhension du monde.

Variations proprement dites

A· Nous qui croyons appartenir à un monde vécu moderne croyons être déconcertés de ne pas croire pouvoir pratiquer certaines différenciations pour notre compréhension du monde.

B· Nous qui ne croyons pas appartenir à un monde vécu moderne ne connaissons pas cet affect d’être déconcertés de ne pas pouvoir pratiquer certaines différenciations pour notre compréhension du Monde.

C· Encore : Nous qui croyons que le réel de l’humain c’est appartenir au monde vécu moderne croyons que ce même réel est déconcerté de ne pas croire pouvoir – que la réalité de l’homme est une croyance donc- pratiquer certaines différenciations pour notre compréhension du monde que nous croyons être le réel. En sommes nous croyant au Monde, nous nous croyons aussi coupés du concept ou du savoir, ou de la connaissance de ce Monde, que nous supposons avoir besoin pour être dans ce monde. Et c’est pourquoi nous cherchons à divulguer le sens de ce Monde. Nous pensons qu’il est utile de discuter de notre compréhension du Monde et des valeurs qui doivent y être effectives. C’est en discutant que le sens du Monde sera divulgué.

D· Nous les machines synthétiques (productrices ) désirantes ou agencements qui investissons des territoires, sommes déconcertés de ne pas pouvoir, avec suffisamment de précision, identifier les trous noirs (au cours de cette expérience du champ social) ainsi que les centres de pouvoirs qui se logent au fond (sans-fond). Cette différenciation nous permettrait de devenir.

E· Nous qui pensons que le vécu radical Humain c’est être machine désirante, pensons être déconcertés de ne pas cerner les centres de pouvoir qui affectent (pensons-nous) le radical humain. »

Commentaire de ce premier essai de fiction :

La critique qu’on pourrait immédiatement émettre à l’égard de cette esquisse, c’est le caractère quelque peu barbare du procédé. Soit d’extraire une pensée de son contexte, puis de prêter à Habermas des pensées qu’il n’a pas émises, et qu’il a pris soin d’écarter. Mais il faut entendre qu’ici, nous tentons de pratiquer la philo-fiction, quitte à opérer certaines reprises. Et cette reprise est strictement précisée comme philo-fiction. Le but, ensuite de cette sorte de « pratique » n’est pas tant de jouer avec le langage pour lui faire dire tout et n’importe quoi. Il n’est pas tant non plus de pratiquer une déconstruction textuelle, ou de faire œuvre d’un pur jeu d’écriture.
On peut déjà mettre en évidence le fait que Habermas, comme Deleuze et Guattari comprennent l’humain dans un Monde. Le Monde vécu moderne pour Habermas, et le Monde des territoires pour Deleuze et Guattari. Et que de ce fait, aux humains, ces penseurs assignent déjà des tâches spécifiques : le comprendre ou l’investir. L’Humain comme être, comme être donc mélangé au Monde, a vocation, suivant l’une ou l’autre de ces théories de faire quelque chose de précis. Son être a en quelques sortes à être guidé vers quelque activité conforme à sa nature. Deleuze et Guattari ont décidé de donner une définition large de l’humain, ce qui lui permet, à cet humain, de faire quantité de choses, d’opérer une multiplicité de synthèses. L’être Humain pour Habermas et Deleuze/ Guattari est nécessairement mixte, mélange. Il est mélangé au Monde, et ce contact au Monde doit être comme négocié par une attitude appropriée. Bref, nous pourrions peut-être leur rétorquer :

· « Nous qui ne croyons pas appartenir à un monde vécu moderne ne connaissons pas cet affect d’être déconcertés de ne pas pouvoir pratiquer certaines différenciations pour notre compréhension du Monde. Mais nous ne croyons pas plus être des machines désirantes, et ne connaissons pas plus de problèmes de détraquement.
· Nous qui pensons comme sujets (sommes) déterminés en dernière instance par le Réel, que nous ne déterminons pas à notre tour. »

Le but de cette tentative est de montrer en quoi le fait de concevoir l’Humain comme un mélange aboutit nécessairement à lui prévoir un destin dans un Monde : destin communicationnel, ou destin synthétique (pur). Cependant, se pose alors les questions de savoir « que faire de synthèse ? » et « que faire communication ? », dès lors que l’Humain-en-personne n’est plus assimilé à un mélange. Quel type de communication les sujets peuvent-ils envisager par exemple, dès lors que leur être-humain ou leur vécu radical humain (est) forclos (i.e. fermé de manière radicale à la communication).

27.06.07

Permalink 15:21:16, par Létoffé Sylvain Email , 131 mots, 68 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions

Nouvelle nouvelle rubrique

De temps à autres, nous concéderons à la conjoncture présente - à l’actualité comme on dit - aux actualités comme on disait encore - des commentaires à chaud mais aussi des commentaires à froid. Car la théorie nous permet de raisonner à propos, à l’occasion des faits (souvent morbides) qui font notre temps. Nous les commenterons, plus exactement, je les commenterai, car je ne sais pas si les autres membres de l’équipe de ce blog le feront.

Dans cette rubrique, il s’agira de traiter (comme on traite la poisse) les nouvelles. Il s’agira aussi d’en annoncer, et si possible de bonnes nouvelles, de véritables bonnes nouvelles si possible. Mais parfois, nous devrons, je devrai peut-être en annoncer des mauvaises ou celles qui en ont l’air.
On verra bien ensuite.

Sylvain L.

Permalink 15:18:31, par Létoffé Sylvain Email , 2484 mots, 218 vues   French (FR)
Catégories: Fragments métaphysiques et agonistiques

Quelques pensées pour moi-même et les autres.

1. « Les autres ».

Ce qu’on peut qualifier, d’une manière un peu rapide, de critique des autres, trop souvent, cela n’est que poutre aux yeux. Il suffit de dire que les autres nous importunent, pour déjà se tromper. Il existe en fait une manière de se tromper en disant cela : si en le disant, on pense vraiment que ce sont « les autres » qui créent nos malaises. Il peut s’agir, d’une mauvaise identification de la cause de notre trouble, de notre tristesse. Bien souvent, c’est autre chose que « les autres » qui crée effectivement ce malaise. Par contre, croire que ce sont les autres qui créent notre malaise, peut effectivement entraîner un malaise chez ceux-ci, si l’on pense que la meilleur façon de réagir dans ce cas là, consiste à les critiquer ouvertement. Il est très rare, quand on n’y a pas un peu réfléchit, de dire les mots justes.

2. Chez eux.

Quand on entre chez quelqu’un, on peut éprouver un malaise. Ce malaise est peut-être lié à l’idée qu’on se fait de l’idée qu’il se fait de la culture, idée qui n’est peut-être pas tout à fait en accord avec la nôtre sur ce point précis. Que ce soit de la culture ou d’autre chose. En ce qui concerne « la culture », on peut désespérer de voir qu’ils ne progressent pas sur ce point, qu’ils continuent à notre avis de persister à aimer ou croire aimer des nullités sans nom, des objets de mauvaise facture. Ces objets de mauvaises factures, ce qu’ils prennent pour des œuvres d’art, ne sont que trop souvent, à notre goût, des supercheries, et le pire c’est que nous avons des amis qui admirent ces supercheries. Pourquoi nous nous sentons alors très seul.

3. Autres « causes » de conflit.
Comme pour la maison, et la « culture » qu’elle contient, nous éprouverons aussi du malaise à entendre ce qu’ils nomment leurs idées politiques, leurs idées esthétiques, leurs idées tout court.

4. Critique de soi.
Il faut sans doute passer par là pour pouvoir espérer vivre en paix avec les autres. Et il faut tant bien que mal, passer par une critique aussi sévère, aussi scrupuleuse. Mais ce que nous entendons trop souvent par sévérité à l’égard des autres, ce n’est trop souvent que mauvaise foi. Alors se critiquer soi-même consiste à se tromper soi-même, à faire preuve de mauvaise foi. Mais nous voulons vraiment la paix, alors nous ne serons plus de mauvaise foi.

5. Changer.
Si nous voulons nous critiquer c’est que nous voulons changer. Nous ne voulons plus être celui que nous étions auparavant, celui que nous croyions être auparavant. Il y a plusieurs moyens de se critiquer soi-même. Il y a donc plusieurs moyens semble-t-il de changer. Peut-être faudrait-il se dire que tous les moyens sont bons pour changer, mais c’est inspirer une idée mauvaise à celui qui l’entend, qui risque souvent de l’entendre mal… surtout s’il est professeur de philosophie. Mieux vaut donc être processeur que professeur.

@@- Note du 22/05/2007 @@

On pourrait qualifier de théorème de la poutre aux yeux celui qu’on trouve dans les évangiles concernant la paille et la poutre.
“Quoi ! Tu regardes le fétu qui est dans l’œil de ton frère, mais tu ne considères pas la poutre qui est dans le tien ?” Evangile selon Matthieu, VII, 3.
Ce « théorème », on en trouve aussi un semblable chez les japonais : si mes souvenirs sont bons, il dit qu’avant de regarder les glaçons tombant du toit de la maison de notre voisin, il faut d’abord regarder ceux qui pendent du nôtre.
Peut-être Jésus-Christ était quelqu’un de conséquent : la poutre aux yeux s’applique ultérieurement, au moment de la crucifixion. On voit un clou dans la main d’un crucifié, mais on ne considère pas le nôtre. Les spectateurs de cette scène voient, avec leur poutre dans l’œil, un crucifié, mais ne savent même pas que ce sont eux qui sont cloués à un poteau. Reste à savoir à quoi nous sommes fixés, si nous sommes fixés à quelque chose.

ELEMENTS BIBIOGRAPHIQUES

- Les Evangiles.
- Rimbaud, le bateau Ivre.
- Deleuze et Guattari, Mille Plateaux (mille plato’s ?). Plateau 7- visagéité.
- Marc Aurèle, pensées pour moi-même.

Par syl, mardi 22 mai 2007

Note du 7/07/2007

CRITIQUE (DE) SOI (Suite)
Écologie de l’esprit…Schizo-analyse, morale etc…
Non-psychiatrie.

Au caractériel.

La critique de soi est utile. Mais plus utile est la critique (de) Soi.
On doit entendre par-là une critique déterminée (en dernière instance du Moi). Non pas celle qui succombe au principe de philosophie suffisante. Principe qu’il faut lever.

I. On ne peut attendre des autres les efforts que nous ne consentons pas nous-mêmes à fournir.
II. Il est facile de voir les défauts des autres. Voir les fautes des autres. Les condamner. Les critiquer. Leur asséner quotidiennement des remontrances. Et les conséquences que cette conduite induit trop souvent : il est rare en effet que cela se passe bien. On voudrait bien que les autres cessent pour une fois de résister, qu’ils se remettent en question, en cause, mais le faisons-nous nous-mêmes ?
III. C’est le problème de l’agression dont nous attribuons trop souvent la cause aux autres, et nous les ciblons alors comme nos ennemis. Difficile est la voie pour cesser ce carnage.

A. Je ne ferai plus cela.
B. Je ne voudrais plus faire cela, mais pour le moment, la tendance est trop profondément inscrite en moi. Je critique les autres de manière effrontée. Je critique les autres, connus et inconnus. Mais cette critique, par-dessus le marché, vous font passer pour un râleur, pour un triste sire. Une canaille ou une vermine qui salit déjà l’atmosphère. Le morose habituel, le mécontent.
C. Certes vous avez de quoi être mécontent, mais de là à emmerder tout le monde, car c’est bien de cela dont il s’agit. Emmerdeur en chef voilà ce que j’étais été. Chef bien sûr, avec les velléités au commandement que cette posture implique. Il faut que cela cesse ! Je suis ferment résolu à cesser d’être, à cesser de continuer d’être cette canaille. Cela pourrait bien continuer quelques temps, mais le moins possible il le faut. Le moins longtemps possible. Je prie pour que j’arrête cette infamie. Qui a tendance à revenir au galop.

Tu veux corriger les autres. Mais tu ne veux pas te corriger toi de vouloir toujours corriger les autres sans te corriger toi-même d’abord avant que les autres.
Tu vois des fautes de goûts, des fautes de frappe, des fautes de comportement, des erreurs, mais tu ne vois pas ce qui est beau, ce qu’ils t’apprennent, ce qu’ils savent. Tu vois ce qu’ils ignorent mais tu ne vois pas ce qu’il savent. Alors tu oublies de leur demander ce qu’ils savent ; ce qu’ils savent et ce que toi tu ne sais pas. T’es vraiment un pauvre imbécile. Vois le temps que t’as perdu à t’égosiller.

Oui Mais.

- Oui mais comment pouvons-nous les reprendre ?
- Reprends toi pauvre crétin ! Crapule ! Crétine crapule !
- Oui, mais là, tu me reprends en me traitant de crapule !
- Certes, tout en me reprenant, car je sais que j’en suis une. Par contre salopard, toi tu viens de tenter de me prendre en défaut, fait bien attention…
- On se revoit une prochaine fois.
- Ciao, à la prochaine.

Tu veux changer et cesser d’être.
D’être ce salopard d’emmerdeur. Définition d’emmerdeur : celui qui salit l’ambiance, il est donc véritablement un salopard. Mais attention, cela ne veut pas dire que la critique ne doit jamais être faite. Mais observons-nous bien. Contemplons bien nous m^me. Faisons dix fois le tour de notre nombril avant de critiquer les autres, et après banzaï.
Mais l’emmerdeur peut salir une ambiance réellement dégueulasse. Il est lui-m^me pris pour un emmerdeur alors que les autres le sont. Gâche fête. Vas pas à la fête, tu va encore te faire remarquer. La fête c’est trop souvent la crasse.

Après c’est le tonnerre, c’est le jugement, c’est la foudre, ça barde fermement. Tout le monde aux abris, tout le monde prend pour son grade, il n’est pas content. Et il le fait savoir. Bande de cons, de cinglés, de j’en foutre, de négligeant, bande salopards vous mêmes. Quel Monde de chiotte !

Vous avez d’éminentes qualités, vous êtes des saints sous certains aspects, mais pourquoi c’est l’enfer ? Parce que vous êtes plus démons malfaisants que Saints. Voilà le problème.

Voilà, vous oscillez. Et à la moindre occasion de faire une saleté, c’est parti. Or, Pas moi ! M^me pas moi ! Moi pas comme vous tous, tas d’ordures ! Moi, j’ai foutu dehors le démon de la maison de mon moi. Ç’a été dur, le curetage, mais ça y’est. Subsistent quelques germes, mais bien surveillés. Je me surveille voyez-vous, d’ailleurs-là, pan, je viens d’en dessouder un…. Gare à moi.

Mauvaise foi.

Gare à moi.
Gare à mon moi !
Gare à mon moi mien !
Je m’auto-flagelle. Ouille mon moi démoniaque. Mais que ça fait du bien ce ouille !
Alors arrêtez de me battre, je le fais suffisamment moi-même, mais laissez vous battre par moi, et après auto-battez vous et puis ça cessera !

pentalogue (non-spychiatrique et pansémiotique) : Le schizophrène
Mais que bats-tu en toi ?

A. Mais que bas-tu en toi ?
B. Je bas mon moi quand il est méchant.
A. Quand est-il méchant ?
B. Quand il est méchant avec les autres.
A. Mais parfois ne faut-il pas être un peu méchant ?
B. Oui, mais méchant pour quelque chose, pas pour rien.
A. Veux-tu dire que le bon méchant est méchant pour quelque chose et que le mauvais méchant est méchant pour rien ?
B. J’irai même plus loin : que le mauvais méchant ou le faux bon est méchant quand il est gentil, qu’il fait le gentil, mais qu’il est méchant. Mais que le faux méchant est vraiment bon.
A. Reprenons : comment te bats-tu ?
B. Je traque la canaille, la vermine en moi.
C. Arrêtes, tu vas te faire du mal ?
A. Mais non, il se fait du bien t’as rien compris.
C.Oui mais alors il ne faut pas se tromper…
B. T’as raison, il faut vraiment pas s’illusionner.
A. N’aurais-tu pas besoin de quelqu’un pour t’aider ? Les autres ?
B. Mais qui ? Les prêtres, les psychologues, les psychiatres, les je ne sais-qui, les quidam ? Je suis tout ça à la fois, voilà. Je suis mon prêtre mon psychiatre, mon père, ma mère….
C. Tu serais pas un peu schizo ?
B. Et alors, je préfère être schizo que névrosé.
A. Il n’est peut-être pas tant schizo qu’il le dit, ou alors nous le sommes tous. Il applique sur lui son surmoi, il l’applique intensivement, activement.
B. Oui, mais je joue aussi avec le ça. Faut pas le négliger non plus. C’est dangereux. Faut faire les deux.
A. Tantôt le ça, tantôt le surmoi, tantôt moi, si j’ai bien compris.
B. Oui, mais je n’ai pas encore résolu un point. Après, ton toi est comme scindé en trois instances différentes. Il faudrait que l’identité de ton toi soi rien qu’identité, pas que ton toi soit à la fois mélangé en trois : çatoi, toi-toi, et surtoi. Tu vois ce que je veux dire ?
D.Les gars, je ne comprends plus rien avec votre vocabulaire freudien. Je ne suis pas psychanalyste, parlez moi autrement ou je m’en vais !
A. Tu fais quoi dans la vie ?
C. Jardinier.
B. Bon, bein ça veut dire que sur toi tu vas pas appliquer n’importe comment le roud-up critique, sinon tu vas y laisser des plumes, des feuilles….
E.Mais ç’est quoi le round-up….
A. Toi t’es quoi ?
E.Je suis militaire….
B. C’est comme le napalm, ça fait le même effet.
E.Vous êtes tarés les gars, vous voulez que je me napalme la tronche ?
B. Oui, et avec parcimonie, c’est une métaphore bien entendu. Je dis ça pour les jeunes, faites pas les cons, ne manipulez pas le napalm critique pour commencer.

Note du 8/07/2007

Le moment de la critique de soi entendu en un sens philosophique est celui de la possibilité d’un retournement de la critique sur soi, sur le soi, comme si cette opération, avec l’éventuelle violence qu’elle implique était possible.

Dans ce cas, il s’agit de se critiquer. Mais qui sera ce soit qu’on critique? Il se peut bien que ce ne soit qu’une image, voire un fantasme, un supposé moi qu’on tien pour le moi en personne. On croit avoir trouvé une entité stable, mais il ne s’agit que d’une image.

Il risque d’en être de même pour ces supposés autres.Supposés autres que nous entendons critiquer. Comme si le mouvement réel de la critique pouvait avoir pour support soi, puis les autres ou inversement.

Ce moment de la critique de soi, plutôt que de celle des autres, ou avant celle des autres, est aussi conçu comme le moment d’une avancée, une sorte de progrès de la subjectivité, dans la mesure où elle commence à neutraliser son animosité voire son aggressivité pour se montrer plus vivable.

Quant à savoir si cela est suffisant pour que cette subjectivité comme subjectivité pleine (entendons au sens d’une pleinitude) nous pouvons en douter. Doit peut surgir aussi, dans ce moment philosophique, une sorte de critique du monde et de ce qui s’y passe. En effet, que se passe-t-il dans le Monde? Pourquoi ce qui y est criticable en tant qu’actions humaines persiste-t-il? Il faut alors croire que se plaindre ou protester n’est pas suffisant.

Critique de soi. Critique des autres. Critique du monde. Nous devrons poursuivre l’enquète. L’enquête devrait également passer par la description de ces entité supposées réelles, ainsi que des diverses sortes de rapports qu’elle peuvent entrenir entre elles dans diverses configurations conceptuelles.

Permalink 15:09:34, par Létoffé Sylvain Email , 171 mots, 70 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions

Nouvelle rubrique

Nouvelle rubrique: elle s’intitulera fragments métaphysiques et agonistiques, comme pour reprendre une idée d’un célèbre romancier et polémiste nord américain de langue française. Ce seront des extraits d’un journal qui aurait pu s’intituler “Journal métaphysique et polémique” mais qui est plutôt un journal agonistique. Ce seront des extraits mais aussi une reprise pour cerner le style agonistique et pour s’en défaire quelque peu. Quel est ce style: c’est le style du combat d’idées, plutôt de la lutte entre des idées, montées peut-être les unes contre les autres, comme dans une dialectique. Mais on veut obtenir ici autre chose. En gros, il s’agit d’exacerber le trait polémique pour pouvoir l’abandonner, l’ayant exacerbé, cela a permis d’en exhiber la structure. Dans ces fragments qui sont aussi des feuillets, il y a aura bien évidemment d’autres préoccupations, toujours dans l’idée de remettre des pensées au travail. Affaire à suivre…

Par Sylvain Létoffé, mardi 22 mai 2007

Permalink 15:06:59, par Létoffé Sylvain Email , 126 mots, 92 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions, humeurs

Des Jours et des Lignes

« Si je me suis trompé, en disant : je t’aime, je préfère avoir dit : je t’aime.
On ne me fera pas envier celui qui a eu raison sans aimer. »

Ph. Léotard, Pas un jour sans une ligne

« Manquer cruellement d’amour
Désirer ardemment aimer
Mais s’en révéler incapable.”


S. Lesueur, Chaque jour est une ligne



Il pleut l’humain

A mon coeur machinal, je ferais un signe en rien semblable
une allure presque traumagique
fut il écart ton sourire au départ ?
un jour de stries improblable fut il départ ton regard ?

(je) rejette la vue comme le voir,
le large et la nuit terre
rive carnée contre nuit décharnée
accomplie (cru)elle promesse

Par Etienne Brouzes, lundi 14 mai 2007.

Permalink 15:03:07, par Létoffé Sylvain Email , 244 mots, 79 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions, humeurs

Un poème de dissident

Dissident ou schizophrène?

Elle a tort, notre société continente sans pareille,
De nous faire la guerre comme à des moins que rien.
Soixante ans ont passé et, en fait de merveilles,
On piétine toujours: elle en est au même point.
Condamnés par la presse, tabassés au violon,
Menacés par nos chefs qui agitent leurs foudres,
Au plus noir de nos cures de désintoxication,
Nous avons tenu bon; allez donc vous faire foutre!
Nous ne les gênions pas dans leur tâche grandiose,
Et même nous tâtâmes du Pavlov à l’école.
Mais au lieu de la bave conforme à la gnose,
Nos réflexes rétifs faisaient couler l’alcool.
On eut droit aux piqûres, aux psychiatres, aux flics,
Et le laser, dit-on est déjà programmé.
Et nous fûmes gavés jusqu’aux pires coliques
De Marx et de Lénine, étant rééduqués.
Mais même si ce délire doit durer plus d’un siècle,
Aucune éducation ne nous brisera jamais.
Ivrognes et poivrots! Armés de nos bouteilles,
Dégueulons tous en choeur sur l’ère du progrès!
Sans quoi les tenants de l’avenir sans nuages
Au nom des idéaux deviendront enragés
Sans quoi les buveurs d’eau règneront sans partage
Et l’univers entier n’aura plus qu’à crever.

Alexandre Zinoviev, passage de “l’Evangile selon Ivan” dans L’Antichambre du Paradis, traduction de Wladimir Berelowitch, L’Âge d’Homme, Lausanne, 1980.

Permalink 15:00:56, par Létoffé Sylvain Email , 469 mots, 56 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions

Précisions sur ce qui précède

Vu que ces cahiers ne sont pas encore vraiment lisibles, c’est-à-dire, pour une part identifiables, il convient ici de préciser de quoi il s’agit.
· Une nouvelle catégorie vient ainsi d’être mise en ligne, afin de dissiper tout malentendu concernant certains textes. Elle a pour titre « pensées en cours de traitement ». Ces textes sont donc appelés à des modifications progressives, des déformations, des transformations de toutes sortes. Pour faciliter la lecture, et pour éviter au lecteur un aller-retour incommode entre les différents articles du blog, qui doit lui aussi progresser, il sera fait état, chaque mois, des modifications de ces textes, si de telles modifications ont eu lieu. Bien évidemment, de nouveaux textes viendront s’ajouter, qui ne seront pas , eux, à géométrie variable.
· Pourquoi mettre ici des textes de la sorte: essentiellement, pour que ce blog ne constitue pas simplement un lieu où l’on dépose des textes, mais aussi où des textes s’y élaborent, selon les contraintes du blog, dans le blog. Les retoucher, cela signifie que d’emblée, ils ne sont pas conçus comme satisfaisants. Mais ce ne sont pas tant les textes qui ne sont pas satisfaisants, que le traitement des pensées. C’est le traitement des pensées (Monde) qu’il s’agit d’opérer à l’intérieur du blog, plutôt que dans un traitement de texte au fond d’un ordinateur.
· Il en va ainsi de ce texte (de ces « pensées ») intitulé « billet ». A prévoir une transformation de ces représentations amoureuses permettant une explication future de celles-ci. Il ne s’agissait donc pas d’un poème d’amour, pas d’un clin d’œil à l’une des internautes rôdant sur le site. Il est vrai que le titre prêtait à confusion, donnant l’impression aux lecteurs qu’ici se pratiquait ce qui se pratique dans certains ( en fait de nombreux) blogs de l’Hexagone et du Monde. C’est peu dire si le texte en question impliquait une certaine distance à l’égard de la représentation, la levée d’une certaine croyance à son égard.
· Plusieurs des entrées ont différentes vocations : métaphysique, politique, religion, esthétique, érotique etc… grandes catégories de la pensée philosophique.
· On dirait qu’il s’agit d’écrire des textes absurdes. C’est tout du moins l’idée que l’on pourrait se faire ici. C’est l’idée que certains se sont faits en lisant ce qui a précédé. La suite prouvera que non. De toute manière, il n’y aura pas que cela. Mais tous ceux qui ont écris sur des cahiers savent qu’on peut y glisser toutes sortes de choses.

Par syl, vendredi 4 mai 2007

Permalink 14:59:07, par Létoffé Sylvain Email , 128 mots, 57 vues   French (FR)
Catégories: Pensées en cours de traitement

billet (d'où?)

Exercices de formulation.
Attention: pensées en cours de traitement

Tu m’aimes quand je te plais

Je te plais parfois.
Je t’aime tout le temps ?
Quand tu m’aimes et quand je te plais.
Je me déplais de te déplaire
Je me plais de te plaire
Tu aimes parfois être avec moi. J’aime tout le temps être avec toi même quand ça ne me plaît pas. Mon problème c’est que ça me plaît toujours alors que toi ça ne te plaît pas toujours. On n’a peut-être rien à faire ensemble, vu que ça ne marche pas tout le temps. Je m’accroche en pensant que ça va passer ce déplaisir passagé.

Par syl, mardi 24 avril 2007

Permalink 14:54:38, par Létoffé Sylvain Email , 364 mots, 48 vues   French (FR)
Catégories: Général

Pensée et Pensée-Monde

1. Il s’agit de penser.
2. Il y a de la pensée, aussi.
3. On a affaire à de la pensée. De la pensée, notamment qui se donne pour objet le Monde. Elle dit que son objet est le Monde. Elle dit aussi nous expliquer le Monde. Son objet, le Monde, elle dit qu’elle peut le comprendre : autrement dit par exemple, qu’elle est capable de nous expliquer pourquoi tel événement a eu lieu. Pour elle, donc, dans ce Monde, il y a des événements, et ces événements ont lieu dans le Monde, il ne peut y avoir d’événement que dans un Monde, nulle part ailleurs. Il y a les interprètes immédiats de l’événement, ou de ce qui a certains yeux a valeur d’événement, puis il y a les théoriciens de l’événement, qui vous expliquent comment un événement est possible…et déjà répondent-ils qu’il faut nécessairement un Monde.
4. On a affaire aussi à d’autres pensées. Des pensées qui se donnent pour objet l’Homme. Elles disent que leur objet est l’Homme. Elles disent aussi nous expliquer l’Homme. Leur objet, l’Homme, elles disent qu’elles sont capables de le comprendre. Ou si ce n’est le comprendre, l’expliquer. Ou si ce n’est l’expliquer, le comprendre. Elles peuvent très bien dire qu’il y a des événements humains, des événements dans un être humain, et elle disent qu’elles peuvent les expliquer, ou qu’elles peuvent les comprendre, par là comprendre l’Homme en qui a eu lieu cet événement. Elles disent beaucoup…sans jamais tout dire.
5. On a affaire, à des pensées qui mixtent les deux : du Monde, et de l’Homme. L’Homme dans le Monde où il y a des événements. L’homme dans lequel il y a des événements dans un Monde. Déclinables.
6. Ces pensées auxquelles on a affaire constituent un champ d’objets, plutôt qu’un champ de nouvelles croyances supplémentaires auxquelles nous allons nous vouer éternellement.

Par Sylvain Létoffé, mercredi 18 avril 2007.

Permalink 14:51:04, par Létoffé Sylvain Email , 317 mots, 215 vues   French (FR)
Catégories: Général, Avertissements et précisions

Sex, Drug & Laruelle

- et nous errions, nourris du vin des cavernes et du biscuit de la route,
moi pressé de trouver le lieu et la formule -

A. Rimbaud

[1] Nous, les non-philosophes, ne serions que de fidèles groupies ?
Nous offrant, philosophes, au Logos qui donne le Monde. Toujours en quête d’une nouvelle aventure en coulisse avec un Réel forclos, à jamais inaccessible.

[2] L’expérience en devient toxicomaniaque et la foi en ce Monde garantie de nos illusions. La ruse se tient dans le rituel où la communion des Sujets est célébrée à chaque recommencement.

[3] L’adoration sans bornes du Monde, c’est-à-dire la Philosophie, n’étouffe pas le cri (de) Solitude qui s’élève, qui sous-vient. Les spectres hantent le Désert ou Dédale comme autant de témoins fascinés sinon ensorcelés par l’effondrement cyclique de la pensée.

[4] L’Homme, pris d’effroi, habite à la limite du Monde.
Ses hallucinations se renouvellent éternellement, oscillant entre le besoin de toucher son désir et le désir d’émouvoir l’univers, au gré de sa consommation.

[5] Le désir fantasmatique de remplir la substance des objets du Monde, l’a-diction toujours différente, n’a ni début ni fin. À chaque (à) propos, chaque pulsion, chaque occasion de jouir, émerge le cri de surprise du Clandestin : « et ça recommence ! ».

[6] Ce sempiternel flirt qui ne cherche qu’à émouvoir son néant n’aura de cure, fût-ce dans la parole. Impossible de rompre l’a-diction jouissive, sauf à (se) savoir – dict (du) Joui – séparé. Ni inter-dit ni semblant : on se réjouira de ne pas seulement faire parler le symptôme.

[7] Notre eschatologie ne pourra qu’avoir la forme de la fiction, de la dérivation (du) Réel. La mise-en-je(u) radicale des perdus qui errent dans ce Monde sans être de ce Monde.

Par Etienne Brouzes, lundi 16 avril 2007.

Permalink 14:46:45, par Létoffé Sylvain Email , 63 mots, 69 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions

Avertissement

Ce bog pousse aussi au milieu. Il n’y a pas que des couches d’écritures qui s’accumulent successivement, comme on dit, dans le temps….
Et si plutôt qu’écrire un commentaire, on écrivait une philo-fiction. Plutôt que d’un dont de notre avis à des personnes qui n’en ont cure, nous traitions cet avis….

A bon entendeur.

Par Sylvain Létoffé, samedi 14 avril 2007.

Permalink 14:43:57, par Létoffé Sylvain Email , 567 mots, 68 vues   French (FR)
Catégories: Pensées en cours de traitement

Ceux

EXERCICE METAPHYSIQUE

Il y a ceux
Qui vous disent
Que vous n’avez
Pas d’âme
Qu’un corps.

Il y a ceux
Qui vous disent
Que vous n’avez
Pas de corps
Qu’une âme.

Il y ceux
Qui vous disent
Que vous n’avez
Ni âme
Ni corps.

Il y a ceux
Qui vous disent
Que vous n’avez
Ni pas d’âme
Ni pas de corps.

Il y a ceux
Qui vous disent
Que vous n’avez
Pas d’âmes
Qu’un corps.

Etc…

Il y a ceux qui vous disent que vous n’avez pas de corps, mais une et une seule âme.

Qui croire ?

Il y a aussi ceux
qui vous disent
que le Monde
est simple.

Il y a aussi ceux
qui vous disent
que le Monde
est complexe.

Il y a ceux
qui vous disent
que le Monde
est plus simple que ça.

Il y a ceux
qui vous disent
que le Monde est
plus complexe que ça.

Il y a ceux
qui vous disent
que le Monde est
simple d’être complexe.

Il y a ceux
qui vous disent
que le Monde
est complexe d’être simple.

Il y a aussi ceux
qui veulent
vous faire croire au Monde,
tous ceux-là haut dessus.

Il y a aussi ceux
qui veulent vous faire croire
à l’Etre, à L’Etre au Monde.

Il y a ceux qui ne veulent pas vous faire croire.
Il y a ceux qui veulent que vous croyiez.
Il y a ceux qui ne s’intéressent pas à ce que vous croyiez.
Il y a ceux qui ne s’intéressent pas de ce que vous croyiez.
Il y a ceux qui ne cherchent pas à faire de vous des croyants.
Il y a ceux qui cherchent à se rendre utiles.
Il y a ceux qui cherchent à se rendre indispensables.
Il y a ceux qui cherchent à se rendre inéluctables.
Il y a ceux qui ni ne le sont ni ne le sont pas vraiment.
Il y a ceux qui tantôt le sont et tantôt ne le sont pas.
Il y a ceux qui le sont et ne le sont pas.
Il y en a qui veulent penser.
Il y en a qui veulent penser mais ne pensent pas.
Il y en a qui veulent penser mais n’y arrivent pas.
Il y en a qui ne veulent pas penser.
Il y en a qui ne veulent pas penser et ne pensent pas.
Il y en a qui ne veulent pas penser et pensent.
Il y en a qui ni ne veulent pas penser ni ne le veulent.
Il y en a qui n’y pensent pas.
Il y en a et ça fait beaucoup
Il y en a encore plus que cela qui vient d’être dit

Mais auquel se fier?

Par Sylvain Létoffé, samedi 14 avril 2007

Note du 8/07/2007

Il n’est plus question de se fier à quelque opinion. Telle est la grande résolution philosophique inaugurée par Socrate et reprise par Platon. Les opinions diverses, sur le Monde, doivent faire l’objet d’un examen critique appelé dialectique par eux."Il n’est pas question d’amettre ou de céder quelque argument d’autorité que ce soit, et d’où qu’il émane. On doit pouvoir comprendre les diverses proposition". Cette assertion pourrait être celle d’un philosophe résolu à trouver dans la zizanie des multiples discours la trame d’une pensée véridique.

Permalink 14:06:01, par Létoffé Sylvain Email , 328 mots, 60 vues   French (FR)
Catégories: Pensées en cours de traitement

La poisse

Exercice de morale

Le Karma, en français, il y a un mot pour ça : la poisse. Bon Karma, mauvais karma, c’est toujours, finalement de la poisse ; de la bonne poisse, donc pas vraiment bonne, de la mauvaise poisse, vraiment mauvaise. Alors, que penser de tout ça ? de cette poisse, sans recréer de la poisse, de la supplémentaire poisse, de la poisse qui se supplée ? Y-a-t-il une méthode anti-poisse ? Anti-poisse, ça crée de la poisse ; la poisse, c’est l’obsession de poisse, l’obsession tout court. L’obsession aussi de sortir de l’obsession, de s’en affranchir.
Quel est le contraire de la poisse ? de la poisse ; toujours de la poisse. Tout poisse-t-il ? Le Tout poisse. Vouloir se libérer de la poisse, c’est de la poisse dont on ne se libère pas souvent. Dehors poisse ? dedans poisse, pris par la poisse… Cerné par la poisse ; pensée de poisse… Pensées poisseuses…

Le « nous voilà dans une belle poisse maintenant! », c’est de la poisse. Le « ça va aller de mal en pis », c’est de la poisse. Le « mais non tout ira mieux », poisse. Poisser, penser poisse, selon la poisse.

La poisse donne. La poisse donne de la poisse. La poisse donne de la poisse qui se nie. La poisse donne de la poisse qui nie se nier.
Dans la poisse, sous la poisse, sur la poisse, à gauche de la poisse, à droite de la poisse. Qui poisse ; qui porte la poisse ; c’est la poisse, encore de la poisse.

Alors ??? On n’ose plus poisser maintenant hein !!!!!!

Poisse volontaire/poisse involontaire. Poisse qui m’échappe/poisse qui ne m’échappe point. Poisse consciente/subconsciente/inconsciente/ supra consciente/ meta-consciente.
Pour en finir avec le Jugement de Dieu c’est de la poisse momo. Ce demander « qu’est-ce que l’idée de la crasse ? » c’est de la poisse Socrate.
Poisse-partout.

Alors ?

Réponse provisoire : He bien, la poisse, on la traite, plutôt que d’en rajouter.

Par Sylvain Létoffé, vendredi 13 avril 2007

Permalink 13:25:49, par Létoffé Sylvain Email , 246 mots, 56 vues   French (FR)
Catégories: Avertissements et précisions

Cahiers d'étrangers

1.Que mettre dans un cahier ? Dans un cahier en ligne ? On ne le sait pas. Qu’est-ce qui entre dans des cahiers, des cahiers (d) étrangers ? Qu’y introduit-on ? Des textes notamment. Des tests aussi, des défis.

2.Cahier(d)’étrangers, endroit sur internet où l’on trouve des opinions en cours de traitement. Pas n’importe quelles opinions, les opinions philosophiques. Pas n’importe quel traitement, un seul à chaque fois, la dualyse, ou peut-être bien une phase de celle-ci.

3.L’étranger dualyse. Il dualyse les mélanges. C’est dire s’il y a de quoi faire. Plutôt qu’il dialectise, comme le philosophe, les philosophes, la-philosophie. Pour dialectiser le philosophe a besoin d’opinions, il les rend sous forme de philosophie. Ce rendu sous-forme de philosophie a l’air, philosophiquement, d’une foi quasi unanime, bien en place, comme s’il n’y avait rien à faire d’intéressant, autre chose que de commenter, voire répéter pieusement. L’étranger trouve ici une bizarerie universelle. Plutôt que de se convaincre qu’elle a raison, il raisonne, lui, l’étranger autrement que cette bizarerie.

4.On n’en dit pas plus. Beaucoup de choses ont été dites, mais surtout écrites sur cette non-philosophie.

Les sites:

http://www.philo-fiction.net/

http://www.la-non-philosophie.net/

http://www.onphi.org/accueil/index.php

http://www.sans-philosophie.net/

http://www.pensee-de-nature-a.com/

http://jm.lacrosse.online.fr/wordpress/index.php

les sons: “Qui est l’étranger?”, deuxième partie, troisième partie, quatrième partie.

Par Sylvain Létoffé, vendredi 13 avril 2007

Cahiers (d') étrangers

Juin 2007
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << < Courant> >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  

Rechercher

Qui est en ligne?

  • Visiteurs: 6