L’animal politique est une figure de la philosophie, de la philosophie politique. La philosophie politique, pense, d’une certaine manière que l’homme peut faire l’objet d’une analyse. L’analyse de l’animal politique est une démarche qu’entreprend la philosophie politique. Elle étudie ainsi ce qui le compose, son animalité et sa “politicité". La combinaison de l’animalité et de la politicité donne cette figure humaine qu’est l’animal politique.
il existe un animal politique qui se prend pour objet de son analyse, c’est un philosophe. Il tente de savoir quel est l’être de cet étant qui a pour nom animal politique, animal politique qu’il est lui-même.
Que suis-je: un animal politique. Un animal politique est capable de se penser tel qu’il est, en tant qu’animal politique. Se connaître soi même c’est connaître son animalité et sa politicité. Je suis animal dans la cité, un animal de cité, un animal qui vit dans la cité et qui a la charge de la vie de la cité. Je suis aussi un animal rationnel, je me rationnalise et je rationnalise la cité. Je me rationnalise en sachant qui je suis vraiment, je rationnalise la cité en sachant ce que vraiment elle est. je rationnalise mes semblables qui sont et animaux, et politiques, et rationnels. Rationnels, c’est ce qu’ils doivent comme moi devenir. la rationnalité est susceptible d’émerger au moment où se rencontrent l’animalité et la politicité.
1. J’entends par GEC la Grande-Eglise de la Croissance.
2. La GEC est fondée autour du dogme de la croissance,dogme selon lequel la croissance c’est forcément bon, qu’il faut faire grimper le chiffre de Croissance.
3. Comme toute Grande église, la GEC a son Pape, ses cardinaux, ses abbés, leurs ouailles, ses inquisiteurs et ses hérétiques.
4. Comme toute grande église qui se respecte la Gec a ses conciles tenus chaque année.
5. Elle a aussi ses grands prophètes.
6. Le territoire de la Gec a pour nom Croissanté (Croix sans thé)
7. La gec a son Grand catéchisme: l’économie. Le catéchisme économique est enseigné dans toute la croissanté.
Il est difficile de penser au futur. Nombreux seront ceux qui diront qu’il s’annonce comme incertain, et ils n’auront pas tort. Nous savons grossièrement à quoi nous attendre, mais, je ne saches que nous n’avons pas encore de solutions quoi qu’en disent certains (ah le fameux moteur à hydrogène, comme si cela suffit pour tout régler). Nous savons donc quoi faire maintenant, nous savons donc à quoi employer notre temps maintenant: créer et inventer des solutions pour le futur. Les sujets sont nombreux et il est nécessaire de les travailler bien, avec rigueur et sérieux, ce qui ne veut pas forcément dire sans humour. L’enjeux est lui-même sérieux et il n’est point besoin de le rappeler ici.
Mais ce n’est pas tout. Il faut s’occuper de ces questions. Les solutions n’existent pas toutes faites. Il n’y a pas de rayon « solutions » dans les supermarchés. Les solutions ne sont pas des produits de consommation, c’est pourquoi nous pouvons tous y réfléchir. Il faut rappeler qu’il faut même se méfier des philosophiques solutions,et qu’il nous faut méditer la théorie de la solution.
En vrac:
S’abstenir de réfléchir sous prétexte que d’autres réfléchissent aux solutions n’est pas une solution, n’est pas une issue. C’est la leçon kantienne que nous pouvons trouver dans ce texte magnifique: « qu’est-ce que les lumières? ».
Il ne suffit pas de décider de vivre à la mode bio pour régler les problèmes dits environnementaux.
Il y a une sorte d’idéalisme dans cette façon qui consiste à penser que l’interdisciplinarité permet de régler les problèmes. Il faut beaucoup de travail solitaire. Les réunions sont souvent des pertes de temps. Il faut méditer cette déception liée à la vie collective et son travail.
Les vicissitudes de la recherche sont nombreuses: la déception évoquée ci-dessus, le découragement. Les obstacles aussi: le sentiment d’incompétence, le sentiment de compétence. Les distractions sont nombreuses: risque d’oublier que les problèmes n’ont pour l’heure aucune véritable solution. Il y a un véritable problème de la distraction en société du spectacle qui est aussi une société d’abruptissement.
Merde au stalinisme où qu’il soit.
Ne pas sous-estimer les petits et grands hasards, ne pas sous estimer le cerveau (voir la pansémiotique).
Opinion
Une pensée philosophique est une pensée qui a déjà élaboré une opinion. On pourrait caractériser l’opinion comme une pensée qui n’est pas élaborée, mais la philosophie, selon la non-philosophie n’en demeure pas moins une doxa (opinion en grec), doxa qui procède par décision.
La philosophie constitue donc un matériau qu’il s’agit d’élaborer. On pourrait partir d’une opinion non élaborée, mais il faut aussi connaître ses élaborations philosophiques pour les traiter ultérieurement.
Par moment, dans ces cahiers, il y a des opinions ( une sorte de philosophie commune pour ne pas dire vulgaire), mais ces opinions sont déjà en court de traitement. Elles ne constituent en rien mes propres opinions ou sont mes opinions que je transforme pour ne pas en rester là. C’est dire si il y a à faire, et que jamais, une fois pour toutes, le travail de la pensée ne sera bloqué.
Les problèmes politiques. Il faut les énoncer. Mais cela ne suffit pas. Encore faut-il que la manière dont ils sont énoncés soit satisfaisante. Reste à savoir quand leur énonciation l’est. Les candidats de toutes obédiences énoncent les problèmes en termes génériques avec des grandes catégories: problème de l’emploi, problème du logement, problème des vieux, problème des jeunes, problème de l’environnement etc. Plus rarement ils proposent une pensée qui permette l’intelligence de tous ces problèmes ensemble. Ils proposent des mesures ponctuelles à chacun de ces départements politiques et on devrait se demander qui a effectué ce découpage et comment ce découpage est possible.
Ils proposent des mesures, mais avant de proposer des mesures, comme par exemple, pour les vieux, créer de nouvelles maisons de retraites pour les vieux qui vont mal, pourraient-ils nous expliquer pourquoi les vieux vont mal. Ils nous diront que c’est peut-être dans l’ordre des choses d’aller mal et être vieux, mais cette explication simpliste ne me sied. Je me demande si à force d’être coupés du monde ils ne finissent pas par se sentir un peu seul, se sentant un peu seul finissent par angoisser, finissant par angoisser finissent par devenir malade. Pourquoi les vieux se retrouvent seuls? En voilà une vrai question politique. Plus pertinente à mon sens que celle-ci: comment parquer les vieux qui sont malades. Mais ce n’est pas suffisant. On ne peut se contenter de poser la question. Il faut certes répondre, mais pour cela il faudrait les interroger, le leur demander, ainsi de ce qu’ils pensent des maisons de retraite et des personnels médicaux, des familles qu’ils ont élevées et touti quanti.Et ceci n’est pas tout, ce n’est pas suffisant, il y aurait tant de choses à faire et à leur demander.
Il en va de même des questions liées à l’environnement: il y a des mesures qui sont proposées, par exemple réduire la consommation d’énergie ou réduire les déperditions d’énergie à l’intérieur des appartements, bref isoler. Il faut mieux isoler les bâtiments. Pour éviter de consommer trop d’énergie. Apparamment on s’arrête à la mesure qui est sensée nous sauver. Mais est-ce bien suffisant?
On peut évaluer les candidats à partir de cette question: quand s’arrêtent-ils? A quel moment ils estiment que leur raisonnement doit s’arrêter. Ils semblent trop souvent s’arrêter bien vite. “Assez pensé! Action". Il n’est pas étonnant qu’après l’action soit désastreuse.
Croire au bonheur c’est penser que le bonheur existe et continuer de le poursuivre en tant que but. Ne pas croire au bonheur, c’est ne plus chercher à l’atteindre, c’est à dire à le vivre, à en vivre les affects. Dire que le bonheur n’est pas de ce Monde, c’est le situer ailleurs. Dire que le bonheur n’est pas de cette vie c’est le penser au delà ou en deça de cette vie. Nombreux sont ceux qui disent que le bonheur n’est pas de cette terre et qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un moment ou de moments éphémères. Nous ne sommes pas tenus de les croire. Et croire n’est plus de notre goût. Les grecs disent eudaimon : référence à un bon démon. La philosophie, antique notamment propose un certain nombre de voies pour accéder au bonheur. Les religions proposent, imposent, aussi, souvent, des voies qui permettent d’y accéder. Bonheur, joie, félicité, extase, se rapprocher d’un état d’âme, d’un état de l’âme enfin libéré des tumultes de l’inconstance. Âme égale à elle-même. Harmonie avec la nature ainsi qu’avec le cosmos. Fuite des instincts. Unification avec la divinité… Il nous faut maintenant mettre au travail tout cela. Il nous faut mettre à l’épreuve ces pensées. Le bonheur a besoin d’autre chose que de notre crédulité. Il a besoin d’autre chose qu’une décision sur les principes. Il a besoin d’autre chose que notre suffisance. Il faut le prendre au sérieux. Ne plus simplement le laisser tel qu’il est traité par les communicants de toutes espèces justes aptes à inventer des slogans publicitaires.
1. Il y a un usage démocratique de la pensée-Monde qui est un usage non-philosophique.
a. L’usage démocratique de la pensée-Monde a pour dernière instance l’homme qui le détermine. Dit autrement : le réel détermine en dernière instance un usage démocratique de la pensée-Monde, plus particulièrement un usage démocratique de la politique-Monde.
b. Cet usage démocratique de la politique-Monde et de la pensée-Monde dit explicitement qu’il est déterminé en dernière instance par un réel que cette théorie n’hallucine plus.
c. La dernière instance n’est pas un privilège des non-philosophes.
2. Il y a un usage anti-démocratique de la pensée-Monde qui est un usage philosophique.
a. L’usage anti-démocratique de la politique-Monde commence par une hallucination du Réel.
b. Le sujet de cette opération commence par estimer qu’il a accès privilégié au réel mais en même temps se garde bien de le dire. Pire, il n’aperçoit pas ce geste qu’il pratique.
c. Il ne dira jamais que l’usage de philosophie qu’il pratique est déterminé en dernière instance.
d. Il sera enclin à penser que ceux qui parlent de dernière instance se pensent être les seuls détenteurs de cette dernière instance, ce qui est une erreur.
e. Il n’est pas possible de penser en même temps dernière instance et détenteur privilégiés d’icelle.
f. Il n’y a pas de détenteur privilégié d’icelle.`
g. La raison est un privilège que s’octroient les philosophes, ceux qui usent de manière philosophique de la politique-Monde. Et cela nécessairement.
3. Celui qui fait usage philosophique de la pensée-Monde s’octroie des privilèges.
a. Cette manière de s’octroyer des privilèges est subtile, voilà pourquoi ce sujet ne l’aperçoit pas. Il n’aperçoit pas les subtiles opérations d’octroi qu’il pratique. En quoi consiste son hallucination.
b. Nous le faisons tous. Nous nous octroyons des privilèges dans notre usage de la pensée-monde et nous ne voulons pas l’admettre tant que nous n’avons pas aperçu chez nous ce geste subtile.
c. Il nous faut user autrement de la philosophie, de la politique-philosophique, de la philosophie politique.
d. C’est aussi pourquoi il ne faut surtout plus faire un usage spontanément philosophique de tolérance, de ce philosophème.
e. Démocratie et tolérance vont ensemble. Les décisions philosophiques disent que la démocratie implique la tolérance, tout au moins une certaine tolérance. Mais les décisions philosophiques quantifient la tolérance et parlent assez facilement de seuil. Qui dit seuil dit quantification de la tolérance.
f. On comptabilisera bientôt la tolérance des sujets.
g. Le tolérant est démocrate. Le démocrate est tolérant. L’anti-démocrate tolérant tolère les démocrates. Les démocrates sont tolérés. Les démocrates sont rares.
h. Philosophes, nous résistons à la démocratie.
4. Le réaliciste pense guetter le réel plutôt qu’un autre, mieux qu’un autre, il pense scruter le réel, fouiller dans le réel mieux qu’un autre, expérimenter le réel mieux qu’un autre, c’est son racisme, et il est subtile sont racisme
a. Le réaliciste pense être de la race de ceux qui scrutent le réel mieux que les autres, il n’entend pas la notion de dernière instance.
5. Le Réel ne se scrute pas, ne se fouille pas, ne se piste pas, ne se contemple pas.
a. Le Réel ne se scrute pas lui-même, ne se fouille pas lui-même, ne se retourne pas sur soi, ne s’enveloppe pas non plus sur lui-même, il ne fait pas de plis.
b. Il y a plus de vraisemblance à dire que c’est la philosophie qui se plie, qui se fouille elle-même, qui s’enveloppe, qui se hiérarchise.
c. Il nous faut une analytique transcendantale de la décision philosophique plutôt que de l’homme.
d. L’homme ne s’analyse pas - ni ne s’analyse lui-même. Ce qui ne nous empêche pas de faire de l’analytique-fiction.
Opinion-publique comme philosophème
Voilà un vocable en vogue dans la politique-Monde. Un vocable qu’il convient de traiter. Ce traitement est une sorte de manipulation. C’est la manipulation théorique de manipulation-d’opinion-publique. Autant encore préciser ici que nous pratiquons la philo-fiction. Ce sera une pensée en court de traitement. Ce traitement ne prétend à aucune exhaustivité, naturellement.
1.Il y en a pour qui: opinion publique=peuple. Penser que peuple est un étant qui est manipulable. Manipuler opinion publique=manipuler le peuple lui-même. Le peuple entendu comme conglomérat d’opinions diverses et variées à la limite du fouillis, qu’il convient de manipuler avec doigté. Le peuple, c’est de l’opinion. Trépaner le peuple: lui extraire certaines opinions. Lui bourrer le crâne de formules à l’emporte pièce. Telles sont les opérations de cette chirurgie doxique/toxique.
2.Traitement du il y en a pour qui. Il y en a dans la société pour qui. Introduire une opinion et ses tenants, les tenants de cette opinion. Qui sont ces gens dans la société pour qui le peuple ça se manipule puisqu’il opine le peuple. Le malheur c’est que le peuple opine du chef. Il faut penser que le peuple opine pour le sonder, pour faire des sondages et que ces sondages d’opinions reflètent les opinions du peuple, de tout le peuple. Il faut penser en plus que cela se décompte, des opinions. Il faut penser beaucoup de chose pour en faire un rendu et dire que c’est du fidèle à l’opinion de peuple. Ce que pense peuple je vais vous le dire grâce à ma fabuleuse méthode de sondage. Mais pourquoi dire au peuple ce qu’il sait déjà où ce que prétenduement il est sensé savoir de l’avoir opiné lui-même. Le peuple s’en fiche de savoir ce qu’il opine. Lui dire: le peuple pense en majorité que…. mais il le sait déjà…
3.Opinion publique implique la notion de peuple. Cela est corrélatif de la notion de peuple. Cela, dans ce discours, est agencé avec peuple. Peuple et opiumnon. Opinion du peuple. La peuplade pense. Peuple: notion surdéterminée philosophiquement. Le peuple de la politique-monde est un animal surdéterminé. Il y a des décisions philosophiques à propos du philosophème peuple. Peuple, dans ces décisions peut être mis en rapport avec opinion. Un peuple, ça opine. L’opinion ça se manipule. Donc le peuple ça se manipule. Voilà un jugement philosophique susceptible d’être obtenu à partir de la combinaison des termes. Quant à connaître l’élément ou l’opérateur de la manipulation, les décisions philosophiques sont nombreuses et invoquent des personnages conceptuels genre le dictateur.
4.Tout cela ne sont que formules en vrac qu’il conviendra de développer plus avant.
Il y a une conjoncture de l’assistance, avec notamment le thème juridique de la non-assistance à personnes en danger, dont ne se seraient avérées coupables que quelques milliers de personnes ( je ne connais pas les statistiques sur le sujet). Suivant cette conjoncture, nous pourrions très bien dire qu’une société s’est entièrement rendue coupable de non-assistance à personnes en danger. Ce serait une chose qu’il serait possible de dire. Ce serait une parole de constat ou de dénonciation. Mais bien évidemment, cela ne serait pas suffisant. Il ne serait pas suffisant de dire cela. Reste la question de savoir quand cela est suffisant. Plus exactement, quand, concernant cette conjoncture, la conjoncture de l’assistance estime suffisant de penser ce qu’elle pense. Quand elle semble dire : nous en avons assez dit sur le sujet, la discussion est clause. Pour être précis : nous pouvons chercher dans le discours sur l’assistance et les théories philosophiques traitant de ce thème, le point où elles s’arrêtent. Et en plus précis : nous ne voulons pas faire usage de la conjoncture de manière naïve et spontanée. La non-philosophie nous apprend que l’usage de la philosophie, donc aussi de la conjoncture de l’assistance, leur usage naïf et spontané sont nécessairement des usages autoritaires.
Liste de questions en vrac (qui sont celles que pose la conjoncture et auxquelles elle pense très souvent pouvoir répondre).
Qui est la personne en danger ? Qui dit que la personne en danger mérite d’être assistée plutôt qu’une personne qui n’est pas en danger ? Quand une personne est-elle vraiment en danger ? Qui décidera de l’intervention adéquate ? Qui intervient ? Qu’est-ce qu’une intervention ? Quelle est la décision d’intervention ? Qui assiste ? Comment assister ? Qu’est-ce qu’une assistance en danger ? Qui se met en danger ? Qui va droit au danger ? Pourquoi y-a-t-il du danger plutôt que rien ? Qui met en danger les personnes ? Qui met en danger l’intégrité des personnes ? Qui sort du danger les personnes ? Est-il rentable de mettre en danger les personnes ? Est-il rentable de sortir du danger les personnes ?
Deux remarques :
· Il faut exacerber le questionnaire quitte à poser les questions les plus acerbes.
· Il ne faut plus se sentir obligé de répondre dans l’élément de croyance que contractent ces questions. Comment nous nous faisons avoir.
· Dernière remarque : cela ne nous empêche pas de répondre, et d’examiner les réponses.
Il ne faut pas se soumettre à des idéaux mortifères. Nous savons ce que nous récoltons à nous y soumettre.
Il faut se soumettre à des idéaux vivifiants. Cela doit nous garantir la vie.
Inéluctable est la lutte des idéaux. De ceux qui ont des idéaux et qui pensent qu’ils sont ceux qui possèdent, au contraire d’autres, ces idéaux vivifiants et qui s’y soumettent. Ils se pensent riches de ce qu’ils pensent posséder en propre. Mais ils se soumettent toujours à des idéaux. Et peut-être y sont-ils soumis. La remise en cause des idéaux a pour nom généalogie. Elle met en évidence, dans ceux étant admis, leur caractère proprement mortifère, cherche dans le même temps par les remplacer par des idéaux vivifiants. Elle cherche une bonne raison pour ne plus admettre ce qui est admis, qui pourtant est inadmissible, puisque mortifère. La bonne raison est qu’ils sont mortifères et la généalogie montre comment ils le sont. Nous nous demandons quelle pourrait être cette discipline qui remet en cause les idéaux comme tels, principalement l’idée comme quoi l’homme est soumis à des idéaux qui le font agir. C’est l’idée comme quoi l’homme marche aux idéaux, qu’ils s’agit de son carburant principal. C’est surtout l’idée comme quoi l’homme entre dans un rapport nécessaire avec de l’idéal, dans un rapport où il est tantôt soumis, où tantôt il soumet, il se soumet à des idéaux. L’homme et les idéaux font réseau et le développement de ce réseau est aussi bien l’histoire de l’homme pour un homme qui a une histoire.
Nous nous reposons cette question : à quoi faut-il se soumettre ? Nous la répétons maintenant : à quoi faut-il se soumettre d’Autre que des idéaux ? Mais si nous la posons, c’est que nous pensons que nous pouvons décider de nous soumettre à des idéaux, ou à autre chose, ou à l’Autre. Et que nous pouvons, pour ainsi dire, choisir à quoi nous nous soumettrons : à un idéal, à autre chose, à l’autre. Mais gare à l’illusion. Car la trouille pourrait nous égarer.
***
Pensant, à quoi faut-il se soumettre ? A la vérité ? Mais qu’est-ce-la vérité ?
Pensant, à qui se soumettre ? Il faut se soumettre à qui me fera parler. A qui me fera exister tel quel verbe. Pensant, à surtout quoi ne pas se soumettre ? Pensant ne pas se soumettre à la suffisance.
La question est pressante. Pensant, ne surtout pas obéir à des idées mortifères. Se mettre à les croire, et à les faire croire aux autres. Celles qui justifient toujours le pire. Surtout pas.
La question presse. Et concerne la pensée sous quoi elle est mise. Concerne la pensée lorsqu’elle mise à propos de sous quoi elle est mise. Et surtout de la mise bas de la pensée.
La critique/ la critique qui doit être faite de notre temps/ comme si « notre temps » était quelque chose à quoi nous aurions à faire/ comme si « notre temps se donnait comme un objet/ comme si il y avait un objet comme « notre temps »/ s’offrant spontanément à une critique/ notre temps est une construction/ époque, phase, stase, moment historique, aujourd’hui, maintenant/ qui est une construction intellectuelle, une certaine sédimentation de matériaux éparses répondant à des principes d’articulation précis/ il y a de cette époque plusieurs conceptualisations possibles/ noter le caractère obsédant d’ « époque », de toute l’imagerie qui vient immédiatement se coaguler avec ce terme générique/ la critique de l’époque est aussi la critique des autorités temporelles qui font cette époque/ que cette époque est cette époque/… que nous vivons….à quoi nous sommes confrontés/ époques dans laquelle nous vivons, à laquelle plutôt. Nous vivons à cette époque, à ce moment. Dans cette période. Maintenant. Il y a quelque chose…un moment où nous allons emplir ce concept encore indéterminé, le faisant au moyen d’indices. La manière dont nous allons chercher les indices permettant de construire le concept de cette époque-ci. Remplir, déterminer, caractériser, construire le concept de cette époque. Savoir que je vis cette époque caractérisée comme telle. Détermination de l’horizon existentiel…pour une mise en narration. Notion de temps. Epoque va ainsi permettre de déterminer un panel d’action/ cette époque-ci…étant donnée cette époque, il reste à faire cela…qui peut-être si le concept est construit de manière restrictive à une restriction des actions/ époque comme construction d’un paysage/ dresser dans l’ordre de l’imagination/ époque comme schème idéologique au sens stricte : image/ fiction/ l’époque est une fiction qu’il faut déconstruire/ déconstruire la fiction qui fait époque/ comment nous insère-t-on dans une époque, dans une période ou un schème historique/ L’époque est une politologie, un enfermement dans le temps d’une cité fictive/ Nous ne sommes pas de cette époque/ je ne suis pas un humain de cette époque, ni d’ailleurs d’une autre époque…de l’histoire. Je n’ai pas à mi croire être. M’y croyant être, à être ce personnage que je suis supposé être, c’est-à-dire dans telles circonstances. L’obsession des circonstances historiques./ L’époque charrie beaucoup d’images et de concepts/ industrie/ modernité/ débâcle/
Pouvoir indu strie elle.
Un champ dans lequel/ une imagination fabricant un champ/ un champ remplis par des objets/ une coalescence d’objets/ des champs divers/ la projection mentale/ la mentalisation de l’espace/ la projection mentale de l’espace/ d’un espace imaginaire/ d’un espace fictif/ espace mental et fictif dans lequel on se débat mentalement fictivement/ se croire être dans un espace/ temporellisés que nous sommes/ comment on nous temporellise/ la fabrication d’un cadre/ espace temps/ croire y être/ la machine spatio-temporelle/ à partir de quoi nous fabriquons toute notre fiction politique. La rendre caduque. Rendre caduque le fait de croire à l’espace-temps définis/ qui va définir/ déterminer l’espace temps. Qui va déterminer le sujet qui s’y trouve, qui y est ? Qui remplis le concept d’un tel sujet et qui va finir par y croire/ l’espace d’une usine/ comme un ouvrier/ l’espace d’une métropole
/ comme un citadin/ l’espace d’une terre/ comme un ver/ et son horaire/ et son itinéraire. L’ouvrier et son travail, sa tâche qui lui colle. Qui se colle à lui. Ouvrier tâche.celui qui le colle contremaître/ celui qui colle au contremaître/ le responsable/le chef/ décoller/ plus de glue/ la colle à concepts/ comment les concepts se coagulent et forment une pensée/ la coagulation stratification des pensées/ la fabrication de pensées coagulées/ comme marchandise/ la pensée comme coagulat/ la pensée s’organise/ on fait de pensées des organismes/substance/ stance/ st/ ance/ st hans/ ens/ substens/ ns/
Construire des pensées qui n’obéissent plus aux principes de construction/ aux normes sanitaires de construction de la pensée/ aux normes sécuritaires de construction/ aux normes autoritaires de la construction/
Auxquelles nous nous sommes jusqu’alors fiés/ comme au réel/ comme du réel/ que nous prenions pour tel/ -le réel étant ce qu’il est, un monde marchand, un monde de marchand, de marchandises de marchands, et de marchandages et de marchandeurs, et donc de voleurs de marchandises, et donc d’argent payant des marchandises, et de fabricant de marchandises, et de transports de marchandises/ et de travailleurs/ et de chômeurs/ et de croissance du P.I.B : autant de caillots qui empêchent, empâtent la pensée/ penser ne consiste pas à se conclure de ces « données », qui donne ces données ? Ne pas obéir à cela qui se donne comme du « logique », du réel, du principe de réalité.
Donnons du monde contemporain marchand. Marche. Marchand. Mar/ che/ cauchermarchandise/ marchandise cauchemard/ marchand d’armes/ armement/ le discours de l’économiste/ distille/ valeur d’échange/ valeur tout court/ court de la monnaie/ la bourse/ aux armes citoyens/ formez vos bataillons/ de soldats équipés par nos soins/ soignons, soignons, qu’un sang impur/ du sang, du vin, du bourre sein, de la marchandise au court du fromage/ lait cru/ agencements dans les appartements/ abreuvoir/ abreuver/ de ridicules scholies/ pub/ licite, liciter, citer la plus value-cité, politique/ Monde/ manger/ manger le monde/ dépotoir/ principe de pré/ caution/ prince/ pince/ moi dis moi que je rêve/ Je rêver/ personnages politiques/ fantômes à grande langue/ parler/ énoncer/ blabla/ râle/ impressionner/ impressionner gens/ gens imprécautionnés/ imprégnés/ marée noire/ se déverse/ englue/ strate/ la cervelle/ pouvoir à chier d’achat/ acheter de la marchandise du monde marchand à la marchandise marche ou crève/ fabriquer pour acheter plus de marchandise/ caillots/ reliquats/ enchaîne/ le verbe est enchaîné/
Les tyrannies se maintiennent par deux moyens contraires, dont l’un, traditionnel, est utilisé par la plupart des tyrans dans leur gouvernement. On attribue à Périandre, de Corinthe, un grand nombre de ces procédés ; on en trouve aussi beaucoup dans le gouvernement des Perses.
Ces moyens employés pour maintenir autant qu’il est possible la tyrannie, c’est de couper tous ceux qui dépassent et de faire périr les hommes généreux, de ne permettre ni les repas en commun, ni les associations d’amis, ni l’éducation, ni rien de pareil ; de se garder, au contraire, de tout ce qui est propre à faire naître la générosité et la confiance, c’est-à-dire de ne souffrir ni études libérales, ni réunions d’études, et de tout faire pour que les gens soient le plus possible inconnus les uns aux autres.
Il faut tâcher de ne rien ignorer de ce qui se dit ou se fait chez les sujets, mais d’avoir des espions, comme étaient à Syracuse celles qu’on appelait « Rapporteuses », et ces gens que Hiéron envoyait aux écoutes partout où il y avait une réunion ou une assemblée ( car on parle avec moins de liberté quand on craint de tels gens, et si l’on se permet de parler, cela se sait).
Il faut semer la discorde, brouiller les amis avec les amis, le peuple avec les notables, les riches les uns avec les autres.
Appauvrir les sujets est aussi la ressource de la tyrannie, afin de pourvoir aux besoins de la garde et afin que les citoyens, occupés à gagner leur vie au jour le jour, n’aient pas le loisir de conspirer. Exemples : les pyramides d’Egypte, les offrandes des Cypsélides, la construction du temple de Jupiter olympien par les Pisistratides, et les grands travaux de Polycrate à Samos (toutes choses qui ont la même efficacité : l’occupation et l’appauvrissement des sujets). Il y a aussi les impôts, comme à Syracuse (sous Denys, dans l’espace de cinq ans, la valeur totale des propriétés entra dans le Trésor).
Le tyran est aussi porté à faire la guerre, afin que les sujets n’aient pas de loisirs, et sentent toute leur vie le besoin d’un chef.
Le monarque peut se maintenir par l’affection de ses amis ; mais le propre de la tyrannie est de se défier avant tout des amis : le tyran sait que tous veulent le perdre, mais que ses amis surtout en ont le pouvoir.
La tyrannie se propose trois buts :
Premièrement dégrader les âmes des sujets ( car une âme basse ne saurait conspirer).
Deuxièmement, semer le défiance parmi les sujets (car la tyrannie ne peut être renversée tant qu’il ne se trouve pas des gens qui aient confiance les uns dans les autres. Voilà pourquoi les tyrans sont en guerre contre les honêtes gens, comme nuisibles à leur autorité : non seulement les honnêtes gens ne veulent pas être gouvernés despotiquement, mais encore ils ont confiance en eux-mêmes et en inspirent aux autres, et ils sont incapables tant de se dénoncer eux-mêmes que de dénoncer les autres).
Troisièmement, l’impuissance à agir (car nul n’entreprend l’impossible ; et, par conséquent, on n’entreprend pas non plus de renverser la tyrannie quand on n’en a pas le pouvoir).
Tels sont les trois buts où visent les desseins des tyrans. Car on peut ramener à ces trois principes les procédés de la tyrannie : pas de confiance entre les citoyens, pas de pouvoir, et l’âme basse.
La comédie du Bon tyran.
L’autre système emploie des procédés presque contraires à ceux qu’on vient de dire. On peut le tirer du mode de corruption de la royauté : car de même qu’un moyen de la corrompre est de rendre l’autorité plus tyrannique, de même le moyen de maintenir la tyrannie, c’est la rendre plus royale, en conservant une seule chose, la puissance, afin de commander aux citoyens non seulement s’ils y consentent, mais malgré eux- car renoncer à ce point, c’est renoncer à la tyrannie ; mais il faut que cela subsiste comme base. Quant au reste, le tyran doit faire certaines choses, paraître en faire certaines autres, en jouant au mieux la comédie de la royauté.
Premièrement, il doit paraître prendre à cœur les intérêts publics, et ne point dépenser pour ces dons qui irritent la multitude, lorsqu’elle voit que l’on s’empare du maigre produit de ses travaux et de sa peine, et qu’on le donne sans compter à des courtisanes, à des étrangers et à des artistes. Qu’il rend compte de ce qui a été reçu et dépensé, comme l’on fait certains tyrans (en administrant ainsi, on paraîtra plutôt être l’économe que le tyran du peuple ; quand à manquer d’argent, aucune crainte à avoir, puisqu’on est maître de l’Etat.
Il doit prendre un air, non pas sévère, mais grave, tel qu’on ressente en sa présence non de la peur, mais du respect ; inspirer du respect, à vrai dire, ce n’est pas facile pour un homme méprisable ; c’est pourquoi il faut, quand m^me on négligerait les autres vertus, s’appliquer du moins à la vertu guerrière et s’en donner la réputation.
Il faut encore qu’on ne le voie jamais, ni lui, ni non plus quelqu’un de son entourage, faire outrage à l’un de ses sujets, garçon où fille ; il faut aussi que les femmes qui lui appartiennent se conduisent de la même façon que les autres, car un grand nombre de tyrannies ont été renversées pour des outrages de femmes.
Aristote, Politique, livre V, chapitre 9.
Pour que l’Homme se tienne droit
La déclaration des droits de l’Homme
Ou la déclaration des hommes droits
Dit que l’Homme est naturellement crucifié.
La crucifixion est une double opération
Horizontale/verticale
Pour que l’Homme
Soit droit.
Pour redresser un homme il faut le crucifier disent les hommes droits dans la déclaration des droits de l’Homme. Car ils pensent que l’Homme, tout seul, ne tient pas debout, ne se tient pas droit.
Une maison de redressement est un centre de remise en croix.
La crucifixion étant un remède barbare, il faut la faire proprement.
Une déclaration maintenant suffit.
Pour mettre fin à cela, il faudrait écrire une déclaration du droit des humains.
Peut-être commencerait-elle… par dire que les humains ont le droit de ne pas être crucifiés.
Physiquement/mentalement, en physiques et en mentaux.
La crucifixion est une opération qui consiste à penser qu’est Réelle la division de l’Identité.
La crucifixion est permise au nom de l’opinion fort répandue selon laquelle l’identité est divisée.
Le schizophrène (LE dit MALADE dit(visé) MENTAL) est le personnage conceptuel du XXième siècle : génération crucifiée.
La schizo-analyse est une analyse de la crucifixion. Elle dit que « plus capitaliste que le capitaliste, plus prolétaire que le prolétaire, le schizophrène est l’ange exterminateur du capitalisme ( au sens où il abolit la division/crucifixion capitaliste du capitaliste et du prolétaire).
La micropolitique (mille-plateaux) ..est la politique de décrucifixion donc de résurrection (la percée schizophrénique)… ligne de fuite (et de guérison).
Notre croix/ schize : sujets, nous sommes des prolétaires-capitalistes : autrement dit comme dit l’autre sommes un troupeau d’oie votant pour le foie gras.
La schizo-analyse est l’analyse de la trinité oedipienne : papa/maman/moi
Biblio: Erik Del Bufalo: Deleuze et Laruelle,de la schizo-analyse à la non-philosophie, Kimé.
Les droits de l’Homme sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression…mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance.
I. L’Homme a quatre droits selon la déclaration des droits de l’Homme.
II. Un des droits de l’Homme est le droit à la résistance à l’oppression…
III. Ce droit de l’Homme est le quatrième et dernier droit de l’Homme.
L’Homme a droit de résister à l’oppression mais un citoyen peut se rendre coupable par la résistance car il doit obéir à la Loi quand il est saisi ou appelé en vertu d’elle.
Reprise : l’Homme a le droit naturel de résister à l’oppression. Le citoyen n’a pas le droit de résister à la Loi. Le citoyen est un Homme qui en tant qu’Homme a le droit naturel de résister à l’oppression et qui en tant que citoyen n’a pas le droit de résister à la Loi. Le citoyen est un schizo : il est Homme et citoyen. L’individu des droits de l’Homme est divisé en Homme et citoyen. Tantôt Homme, tantôt citoyen, tantôt français, tantôt représentant du peuple français, tantôt étranger, tantôt…. Son identité fluctue dans le Temps. Il faudrait préciser : Tout le temps qu’il fluctue il demeure l’Homme, ce qui ne l’empêche pas selon la déclaration d’être tantôt citoyen, tantôt représentant. Il a donc une double identité : une identité permanente et une identité provisoire. Dire qu’il y a double identité est un dire philosophique. Son identité est donc doublement divisée : Il est divisé verticalement en Homme et homme, il est divisé horizontalement en citoyen…représentant du peuple français. Bref, il est crucifié. La déclaration des droits de l’Homme et du citoyen est donc une déclaration de division de l’Homme et du citoyen, elle est une crucifixion des sujets.
Elle répond donc au problème de la nuisance de l’Homme par la crucifixion
Bibliographie : Laruelle, Le Christ Futur, sens et Tonka.
Deleuze et Guattari: Mille Plateaux.
Variation sur la déclaration des droits de l’homme II
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Les hommes s’associent politiquement pour conserver les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Les hommes s’associent politiquement pour conserver l’Homme, car qui conserve ses droits imprescriptibles et naturels conserve l’Homme. Les Hommes conservant l’Homme se conservent car ils en sont tous. L’Homme a donc besoin d’être conservé. Il faut que la loi le conserve sans quoi il risque de périr. L’homme est par conséquent un être périssable. L’Homme est un être périssable que les hommes peuvent conserver en conservant les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. En le conservant, en conservant l’Homme, ils doivent par conséquent nécessairement réussir à se conserver, eux les Hommes. Ils se conservent par les droits de l’Homme les hommes. Ils se conservent en s’associant politiquement et étant associés en déclarant les droits de l’Homme, et en conservant les droits qu’ils ont déclarés être ceux de l’Homme, être ceux de l’être humain.
I.Définition de l’être humain : l’être humain est un être qui a naturellement des droits. L’être humain est un être dont la Nature lui a donné des droits, les droits naturels de l’homme. De quelle manière la Nature lui a-t-elle donné des droits ? La réponse est dans la théorie du droit naturel.
Pour définir l’être humain, la pensée doit penser l’humain en son être, la pensée doit penser l’être de l’homme, elle doit penser ce qu’il est réellement. La pensée qui définit l’être humain pense qu’elle peut penser ce que l’homme est. Elle pense penser son être. Pour penser penser son être, il faut nécessairement penser que son être se pense. Il faut penser que l’homme est, qu’il pense, qu’il pense ce qu’il est. Il faut nécessairement penser que l’homme est un être qui pense ce qu’il est, c’est-à-dire un être qui se pense. Il faut nécessairement que cette penser pense qu’il est ce qu’elle pense qu’il est.
II. Il se pourrait qu’il ne soit pas ce que sa pensée pense qu’il est. Il se pourrait qu’elle se trompe, la pensée, sur l’être de l’homme et sur sa pensée qu’il croit être la vraie pensée de son être et qu’elle est celle selon laquelle il se pense. L’homme est pour elle un être qui pense à soi, c’est-à-dire à ce qu’il est. L’homme est pour elle un être tel qu’être pensant à soi. La pensée dit que l’homme pense, et qu’il pense à lui, à sa définition. Cette pensée dit qu’elle est la pensée de l’homme, et que l’homme est pensée.
III. L’homme pense. La pensée hominise.
a) L’homme pense l’homme. La pensée hominise la pensée.
b) L’homme pense la pensée. La pensée hominise l’homme.
c) L’homme pense l’homme qui hominise la pensée.
d) L’homme pense l’homme qui pense la pensée.
e) L’homme pense la pensée qui hominise l’homme.
f) L’homme pense la pensée qui pense l’homme.
g) La pensée hominise l’homme qui pense l’homme.
h) La pensée hominise l’homme qui pense la pensée.
i) La pensée hominise l’homme qui hominise la pensée.
j) La pensée hominise l’homme qui hominise l’homme.
IV. Il se pourrait que nous ne sachions plus très bien où nous en sommes. Il se pourrait que l’homme ne sache plus très bien où il en est. Il se pourrait que la pensée ne sache plus très bien où en est la pensée. Il se pourrait que l’homme ne sache plus très bien où en est sa pensée. Il se pourrait que la pensée ne sache plus très bien où en est l’homme. Il se pourrait que la pensée pensant l’homme ne sache plus très bien où en est l’homme pensant la pensée. Il se pourrait que l’homme pensant la pensée ne sache plus très bien ou en est la pensée pensant l’homme. Il se pourrait que l’homme hominisant sa pensée ne sache plus vraiment où il en est. Il se pourrait que la pensée hominisant l’homme ne sache plus vraiment ce qu’elle est.etc…
V. Il se pourrait que la pensée en ait marre de penser l’homme qui pense la pensée. etc….
VI. Il faudrait encore chercher le rapport aux droits de l’homme après tout ça. Selon la déclaration des droits de l’homme :
L’homme se défend par la déclaration qui défend l’homme.
L’homme se défend par la déclaration qui défend l’homme de nuire à autrui.
L’homme se défend par la déclaration qui défend l’homme de se nuire à lui-même en nuisant à autrui. L’Homme se défend par la déclaration qui défend l’homme de se nuire à lui-même en nuisant aux autres, qui défend l’homme de nuire aux autres en se nuisant à lui-même.
Qui nuit ?
Qui nuit à soi comme aux autres ?
Qui nuit aux autres comme à soi ?
La déclaration des droits de l’homme dit que l’homme est un animal nuisible à l’homme.
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| << < | > >> | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||